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Quant à Ibn Ḥabīb, malgré son excellence en science et en jurisprudence, et le grand nombre de traditions qu’il rapporte, il demeure peu versé dans la science du ḥadith ; aussi se fonde-t-il fréquemment sur des narrations faibles, voire fabriquées. Certains vont jusqu’à l’attaquer personnellement, alors que le personnage est d’un rang éminent. Il lui arrivait toutefois de prendre les recueils de ses maîtres – tels Asad ibn Mūsā et d’autres – puis d’y insérer les formules : « Il nous a rapporté », « Il nous a informé », et il pouvait commettre des erreurs. Quant à l’accusation de mensonge délibéré que lui imputent certains, comme Ibn Ḥazm et d’autres, elle est extrêmement éloignée de quelqu’un tel que lui.
(1) Voir : al-Ilmāʿ du Qāḍī ʿIyāḍ (pp. 108-109), Ṭarṭīb al-Madārik (t. 4, pp. 123, 127, 129 et suiv.), Bughiyyat al-Multamis fī Tārīkh Rijāl Ahl al-Andalus (p. 377), Siyar Aʿlām al-Nubalāʾ (t. 12, p. 102), Fatḥ al-Mughīth (t. 2, p. 187), al-Tanqīl (t. 2, p. 551). Voir aussi supra (p. 260).
وابن حبيب مع براعته في العلم والفقه، وكثرة ما يرويه من الآثار، فإنه قليل المعرفة بالحديث، فكثيرًا ما يحتج بآثار ضعيفة بل موضوعة، وبعض الناس يطعن فيه نفسه، والرجل جليل القدر،
لكنه كان يتناول الكتب من شيوخه كأسد بن موسى وغيره ويقول:
فيها حدثنا وأخبرنا، وقد يغلط؛
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وأما تعمد الكذب ــ كما ترميه به طائفة مثل ابن حزم وغيره ــ= فهذا بعيدٌ جدًا من مثله
(١)
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(١) انظر: الإلماع للقاضي عياض (ص ١٠٨ - ١٠٩)، ترتيب المدارك (٤/ ١٢٣، ١٢٧)، ١٢٩ وما بعدها مهم)، بغية الملتمس في تاريخ رجال أهل الأندلس (ص ٣٧٧)، سير أعلام النبلاء (١٢/ ١٠٢)، فتح المغيث (٢/ ١٨٧)، التنكيل (٢/ ٥٥١).
وانظر ما تقدم (ص ٢٦٠).