8 – Le répondant évoque ici des points relatifs à l’auteur de la fatwā contestée, points qu’il n’aurait pu formuler que s’il était lui-même l’auteur de ladite fatwā ; parmi ceux-ci :
a) Ce qu’il déclare p. 170 : « Ibn Taymiyya en est absolument certain et accepte d’engager la mubāhala avec quiconque souhaiterait l’y affronter ; il consent même à la mubāhala sur ce point précis et sur le fait que cette opinion est celle qu’Allah – عز وجل – a révélée à Son Messager. Que celui-ci, ainsi que ses semblables, se lèvent donc et qu’ils engagent la mubāhala pour soutenir que nul, ni parmi les Anciens ni parmi les Postérieurs, ne l’a jamais professée, et qu’il s’agit d’une erreur contraire à la Loi d’Allah et à celle de Son Messager – صلى الله عليه وسلم. »
b) Ce qu’il mentionne p. 428 : « … Il a déjà été précisé qu’il s’agit là d’une mauvaise compréhension de la part de l’objectant, et il n’est jamais venu à l’esprit du répondant que quelqu’un puisse tirer pareille signification de ses paroles, car il n’a rien dit qui y conduise. S’il avait imaginé qu’une telle interprétation fût possible, il aurait développé ce point dans cette réponse concise que l’objectant a critiquée… », etc.
9 – L’auteur fait également allusion à l’un de ses ouvrages, intitulé « Naqd Marātib al-Ijmāʿ ». Or je n’ai trouvé personne ayant critiqué, dans un ouvrage autonome, les consensus rapportés par Ibn Ḥazm, si ce n’est ce qui est mentionné d’Ibn Taymiyya et d’Ibn Shaykh as-Salamiyya (m. 769). Toutefois, attribuer la présente réfutation au second n’est pas recevable, et ce pour plusieurs raisons :
a) Le passage auquel l’auteur fait ici référence figure bel et bien dans son Naqd Marātib al-Ijmāʿ.
b) Ibn Shaykh as-Salamiyya naquit en 716 – ou 712 – alors que le copiste acheva la transcription du manuscrit en 744 ; il faudrait donc qu’il l’ait composé au début ou même avant la trentaine, tâche hors de portée d’un homme de cet âge, puisqu’il y a traité de nombreuses questions délicates et réfuté les consensus allégués,