Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Tout en interdisant (la sortie), il se gardait de prononcer la répudiation qu’il abhorrait ; mais, si elle le contredisait, il la prononçait alors contre elle.

Il est possible qu’Ibn ʿUmar n’ait pas pensé que l’intention de l’auteur de cette formulation fût le serment, alors que celui-ci visait bel et bien le serment. Il est également possible que, tout en sachant que l’intention était le serment, Ibn ʿUmar ait tout de même fait entrer en vigueur la répudiation, parce qu’il estimait que la suspension (taʿlīq) utilisée à titre de serment équivaut à la suspension qui n’est pas destinée au serment, et non selon l’autre version – plus connue et même postérieure – selon laquelle la suspension formulée à titre de serment constitue un serment requérant expiation.

Eu égard à ces éventualités évidentes, nul n’attribuerait à Ibn ʿUmar le fait de faire advenir la répudiation jurée selon ses deux versions, hormis un ignorant ou un adversaire obstiné.

Quant à son affirmation : « Elle est confortée par la version explicite d’Aḥmad au sujet du serment », cette version ne concerne qu’un serment associant l’affranchissement à autre chose, et Aḥmad y répond dans tous les cas par l’obligation. Cela contredit la version authentique et réputée rapportée de lui, ainsi que la version rapportée de Sālim. D’après cette version-là, il se pourrait qu’Ibn ʿUmar – qu’Allāh soit satisfait de lui et de son père – ait effectivement émis une fatwā stipulant la survenance de la répudiation jurée, comme on l’a avancé ; il se pourrait aussi qu’il ait opéré une distinction, prononçant l’effectivité de l’affranchissement sans celle de la répudiation, ainsi qu’il a été exposé plus haut.

Cependant, selon la version la plus célèbre de son avis juridique – à savoir que la suspension formulée dans l’intention de jurer constitue un serment expiable et non une obligation –, la répudiation, à plus forte raison, ne devient pas contraignante. Cette version notoire, affirmant qu’une suspension destinée au serment relève du serment expiable, surtout parce qu’elle inclut le serment assorti d’affranchissement, vient appuyer l’autre éventualité : celle où l’auteur de la condition visait l’exécution même (de la répudiation) et non le serment. Ainsi, la version authentique et renommée corrobore la non-réalisation

(1) Ajout exigé par le contexte. (2) À l’origine : « أنه ». (3) Ajout exigé par le contexte, comme cela apparaîtra bientôt.
كان مع المنع يمتنع من إيقاع الطلاق [الذي] (١) يكرهه وإن خالفته= كان يوقعه به، ويحتمل أَنَّ ابن عمر لم يكن يظن أَنَّ (٢) مراده بهذه الصيغة اليمين وقد أراد بها اليمين، ويحتمل أنه مع علمه بإرادة اليمين يوقع الطلاق على قوله بأن التعليق الذي يقصد به اليمين كالتعليق الذي لا يقصد به اليمين، لا على الرواية الأخرى التي هي أشهر الروايتين عنه بل وآخرهما: أن التعليق الذي يقصد به اليمين [يمين مكفرة] (٣) . ومع هذه الاحتمالات الظاهرة لا يجعل ابنَ عمر يوقع الطلاق المحلوف به على كُلٍّ من الروايتين عنه إلا جاهلٌ أو [١١٦/ أ] معاندٌ. وأما قوله: (ويعضده رواية أحمد الصريحة في الحلف) ؛ فتلك إنما هي في الحلف بالعتق مع غيره، وقد أجاب في الجميع باللزوم، وهذا خلاف الرواية المشهورة الثابتة عنه، وخلاف رواية سالم عنه؛ وعلى هذه الرواية فيجوز أن يكون ابن عمر - رضي الله عنهما - يُفتي بوقوع الطلاق المحلوف به كما قال، ويحتمل أن يفرق بينهما فيفتي بوقوع العتق دون الطلاق كما تقدم. وأما على الرواية المشهورة عنه في الإفتاء في أن التعليق الذي يقصد به اليمين يمين مكفرة دون اللزوم، فالطلاق أولى ألا يلزم، وهذه الرواية المشهورة عنه في أنَّ التعليق الذي يقصد به اليمين يمين مكفرة، لا سيما مع دخول الحلف بالعتق في ذلك يعضد الاحتمال الآخر، وهو أن هذا المعلِّق كان قصده الإيقاع دون اليمين، فالرواية الثابتة المشهورة تعضد عدم وقوع
(١) إضافة يقتضيها السياق. (٢) في الأصل: (أنه). (٣) زيادة يقتضيها السياق، كما سيأتي قريبًا.

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