Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Sâlim considérait que le serment formulé sous la forme d’un vœu engageait son auteur ; en effet, deux versions (1) ont été authentifiées de lui au sujet de ce type de serment. Toutefois, il apparaît que la plus tardive est celle qui impose l’expiation (2). Quant au divorce, la réponse qui nous est transmise de sa part peut concerner celui qui avait réellement l’intention de faire advenir le divorce ; son propos ne saurait donc contredire l’autre version qui lui est attribuée.

S’agissant du récit rapporté par ʿUthmân ibn Ḥâḍir, il diverge des deux voies sûres (3)(4) qui nous sont parvenues de lui. S’il se révèle fiable, il constituera alors une troisième narration, dont la teneur est que l’engagement suspendu devient obligatoire, tout en incluant la zakât dans les biens concernés. Dans ce cas, elle s’accorderait également avec la narration d’ʿUthmân ibn Ḥâḍir — laquelle représente l’une des deux opinions qui lui sont attribuées —, et ce, pour peu que l’on mette sur le même plan divorce et affranchissement. Si l’on fait, en revanche, une distinction entre les deux, son avis faisant advenir l’affranchissement sans le divorce lorsque l’affranchissement a effectivement eu lieu est plus cohérent que de valider le divorce sans affranchissement lorsqu’aucun affranchissement n’a été réalisé, ainsi qu’exposé plus haut.

Nombre d’éminents disciples d’al-Shâfiʿî et d’Aḥmad estiment que les Compagnons sont unanimes à reconnaître que, pour une clause conditionnelle voulue comme serment, l’expiation du serment suffit.

Parmi eux, certains mettent en cause la narration d’ʿUthmân ibn Ḥâḍir, à l’instar du juge Abû Ṭayyib al-Ṭabarî (5), d’al-Mâwardî, du juge Abû Yaʿlâ et d’Abû al-Khaṭṭâb.

(1) À l’origine : « روايتين ». Il convient de le lire au nominatif, comme je l’ai établi. (2) À l’origine : « أنها ». (3) À l’origine : « عنها ». Il est possible que la lecture que j’ai retenue soit la bonne. (4) À l’origine : « الثابتة ». Il est possible que la lecture que j’ai retenue soit la bonne. (5) Il s’agit de Tâhir b. ʿAbd Allâh b. Tâhir b. ʿUmar, qāḍī et faqīh shāfiʿite, né en 348 H., décédé en 450 H. Voir sa biographie dans Tārīkh Baghdād, vol. 10, p. 491 ; Tārīkh al-Islām, vol. 9, p. 745 ; Ṭabaqāt al-Shāfi‘iyya al-Kubrā, vol. 5, p. 12.
سالم أَنَّ الحلف بالنذر [١١٠/ ب] يلزم؛ فقد ثبت عنه في الحلف بالنذر روايتان (١) ، ولكن الذي يظهر أنَّ (٢) المتأخرة هي رواية التكفير، وأما الطلاق فالجواب المنقول عنه يحتمل أنه فيمن قصد إيقاع الطلاق فلا يكون قوله مناقضًا للرواية الأخرى عنه. وأما رواية عثمان بن حاضر فهي مخالفة لما رُوِيَ عنه (٣) من الوجهين الثابتين (٤) ؛ فإنْ كانت صحيحة فهي رواية ثالثة، ومضمونها أنه يلزمه ما علقه، لكن جَعَلَ في المال الزكاة، وحينئذٍ؛ فيكون هذا موافقًا لرواية عثمان بن حاضر ــ أيضًا ــ وهي إحدى الروايتين عنه؛ هذا إنْ جُعِلَ مُسَوِّيًا بين الطلاق والعتاق، وإِنْ جعل مفرِّقًا بينهما فقوله بإيقاع العتق دون الطلاق إذا أوقع العتق أولى من التفريق بوقوع الطلاق دون العتق إذا لم يوقع العتق كما تقدم. وكثيرٌ من أئمة أصحاب الشافعي وأحمد يجعلون الصحابة مجمعين على أن التعليق الذي يقصد به اليمين تجزئ فيه الكفارة. ثم منهم مَنْ يطعن في رواية عثمان بن حاضر؛ كما فعل القاضي أبو الطيب الطبري (٥) والماوردي والقاضي أبو يعلى وأبو الخطاب.
(١) في الأصل: (روايتين)، والوجه فيه الرفع كما أثبت. (٢) في الأصل: (أنها). (٣) في الأصل: (عنها)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٤) في الأصل: (الثابتة)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٥) هو: طاهر بن عبد الله بن طاهر بن عمر، القاضي والفقيه الشافعي، ولد سنة (٣٤٨)، وتوفي سنة (٤٥٠). انظر في ترجمته: تاريخ بغداد (١٠/ ٤٩١)، تاريخ الإسلام (٩/ ٧٤٥)، طبقات الشافعية الكبرى (٥/ ١٢).

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