Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant à son propos :

« Comment peut-on opposer cela au témoignage explicite rapporté d’Ibn ʿAbbâs selon lequel, lorsque quelqu’un prête serment en liant l’affranchissement de son esclave et qu’il enfreint son serment, l’esclave est affranchi ? »

La réponse est la suivante :
Il n’a pas cité ce passage isolément comme contre-preuve ; la véritable preuve contraire réside plutôt dans ce qui est authentiquement établi d’Ibn ʿAbbâs — qu’Allâh les agrée tous deux —, à savoir que la suspension formulée dans l’intention d’un serment constitue un serment proprement dit (1). Il existe encore, dans certaines chaînes de transmission, des propos de sa part relatifs au serment fondé sur l’affranchissement (2), et, pour ce qui est du serment lié à un vœu, il en est rapporté de lui par plusieurs voies indépendantes (3).

Quant au récit qu’a transmis Aḥmad — le ḥadîth de ʿUthmân ibn Ḥâḍir —, il ne l’a pas rapporté exclusivement au sujet de l’affranchissement, ni pour marquer une distinction entre affranchissement et vœu ; il y est plutôt exposé qu’il impose à celui qui jure par l’affranchissement comme à celui qui jure par un vœu l’exécution de tout ce qu’il s’est obligé à accomplir. Ensuite, pour ce qui concerne les biens, il impose la zakât, et, pour celui qui s’est juré de s’égorger, l’offrande d’une chamelle. Or, d’Ibn ʿAbbâs sont parvenues d’autres traditions solides et explicites, plus authentiques que celle-là de l’avis unanime des savants, où il prescrit l’expiation (kaffârah) et non l’obligation d’exécuter le contenu du serment.

Ibn ʿAbbâs, pas plus que les autres Compagnons, n’a établi de distinction entre le serment fondé sur l’affranchissement et les autres serments, et cela n’a été rapporté de lui ni par Aḥmad ni par quiconque d’autre ; ainsi, ce rapport authentique et explicite [107/b] est celui qui contredit le ḥadîth de ʿUthmân ibn Ḥâḍir transmis par Aḥmad. Quant à la mention d’al-Bukhârî, elle est conforme à ces traditions, et y figurent ensemble le divorce et l’affranchissement.

(1) Son takhrīj a été présenté ci-dessus (p. 263-264). (2) Son takhrīj a été présenté ci-dessus (p. 207-208). (3) Son takhrīj a été présenté ci-dessus (p.).
وأما قوله: (فكيف يجعل هذا معارضًا لما رواه ابن عباس صريحًا أنه إذا حلف بعتق مملوكه فحنث يعتق) . فالجواب: أنه لم يذكر هذا وحده معارضًا، بل المعارض ما ثبت عن ابن عباس - رضي الله عنهما - صريحًا في التعليق الذي يقصد به اليمين أنه يمين (١) ، وفي بعض الروايات عنه في الحلف بالعتق (٢) ، وأما الحلف بالنذر فثابت عنه من غير وجه (٣) ، والذي رواه أحمد ــ وهو: حديث عثمان بن حاضر ــ لم يروه في العتق وحده، ولا في الفرق بين العتق والنذر، بل فيه أنه جعل على الحالف بالعتق وبالنذر لزوم الجميع، ثم إنه جعل في المال الزكاة وفي ذبح النفس بدنة؛ فهذا الأثر قد ثبت عن ابن عباس آثار صالحة صريحة أَصَحُّ منه باتفاق أهل العلم أنه جعل في ذلك الكفارة دون اللزوم. ولم يفرق ابن عباس ولا غيره من الصحابة بين الحلف بالعتق وغيره، ولا روى ذلك عنه لا أحمد ولا غيره؛ فذاك النقل [١٠٧/ ب] الصحيح الصريح هو المعارض لحديث عثمان بن حاضر الذي رواه أحمد، وهذا الذي ذكره البخاري موافق لتلك الآثار، وفيه ذكر الطلاق والعتق جميعًا؛
(١) تقدم تخريجه (ص ٢٦٣ - ٢٦٤). (٢) تقدم تخريجه (ص ٢٠٧ - ٢٠٨). (٣) تقدم تخريجه (ص).

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