qu’il répudie son épouse (1).
Tel est — ainsi que ce qui s’y assimile — le divorce motivé par un watar. Quant à celui qui formule un serment conditionnel, il éprouve de la répugnance à l’idée de divorcer de sa femme ; rien ne l’y incite. Il ne veut ni le divorce, ni quoi que ce soit qui suppose l’intention de divorcer ; au contraire, son aversion pour la répudiation est plus forte et plus enracinée que son aversion pour la condition à laquelle il a suspendu le divorce. Parce que cette répugnance est plus intense, il a rattaché le divorce à une chose dont la haine est moindre que celle qu’il nourrit pour le divorce, et il s’est imposé la répudiation afin que sa réticence à divorcer l’empêche de réaliser la condition ; de sorte qu’il n’y ait ni divorce ni accomplissement de la condition.
Ainsi, celui qui prête serment déteste la peine conditionnelle — en l’occurrence le divorce — d’une aversion persistante, que la condition advienne ou non. Il déteste aussi la condition qui déclencherait le divorce, mais d’une haine moindre ; c’est pourquoi il a fait du divorce une obligation pour lui-même, afin que sa non-exécution de l’obligation l’empêche d’accomplir la cause. Puis il peut arriver que son aversion pour la condition s’efface ; il souhaite alors la réaliser tout en voulant éviter le divorce devenu obligatoire. Il ne lui reste alors que deux issues : soit il manque à son serment, soit il regrette de l’avoir prononcé, conformément à la parole de ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb — qu’Allah l’agrée : « Le serment conduit soit à la violation, soit au regret » (2), et cette parole est également rapportée comme parole élevée (marfūʿ) (3).