Il leur a attribué ces propos, les rapportant selon sa propre compréhension et son raisonnement, entachés de son erreur ; comment, dès lors, peut-il reprocher à d’autres de transmettre la parole de l’un d’entre eux alors même qu’il est certain que celui-ci visait bien le sens ainsi rapporté ? De plus, la suppression ou l’adjonction de « innamā » à cet endroit ne change absolument rien au sens ; l’égalité des deux lectures constitue l’avis des gens de science, anciens et contemporains. Et si une divergence à ce sujet devait exister, elle ne serait qu’exceptionnelle et infondée.
Quatrième réponse :
Il a dit : « Al-Bukhârî n’a mentionné cela que dans le chapitre du divorce, manuscrit [106/b] : “l’ighlāq, la contrainte, l’ivrogne, le fou et ses actes, l’erreur et l’oubli dans le divorce, l’association et autres”. Son intention — Allah est plus savant — concerne le cas où un empêchement parmi ceux cités dans l’intitulé fait obstacle à l’intention de divorcer ; il n’a pas introduit ces propos dans le contexte d’un serment ni d’un vœu. »
On répond : nul doute que tel est bien l’objectif d’al-Bukhârî : tout ce qui empêche l’intention de divorcer empêche également la survenue de celui-ci, comme la contrainte, l’ivresse ou l’ighlāq. Quant à l’ighlāq, il est interprété comme la colère, la contrainte ou la folie (1).
Il a en outre cité la parole d’Ibn ʿAbbâs : « Le divorce n’a lieu que pour satisfaire un besoin (waṭar), tandis que l’affranchissement ne vaut que lorsqu’on recherche la Face d’Allah. »