Et Sa parole :
« Muḥammad n’est qu’un Messager ; des messagers sont certes passés avant lui » (Âl ʿImrân : 144).
Une telle formulation nie qu’il dépasse la limite de la mission prophétique : il n’est donc ni un ange parmi les anges, ni immortel ; il n’est qu’un Messager auquel peut survenir ce qui survient à tout messager, comme dans Sa parole :
« Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un messager ; des messagers sont certes passés avant lui, et sa mère est une véridique ; tous deux consommaient de la nourriture » (Al-Mâʾidah : 75).
Autrement dit, il ne sort pas du cadre de la messagerié : il n’est pas une divinité, tandis que sa mère, véridique, n’est ni messagère ni prophétesse, à plus forte raison ne saurait-elle être une divinité.
Ainsi, la particule « innamā » signifie, par la seule expression, la négation d’un côté et l’affirmation de l’autre. Il en est de même lorsque l’on recourt aux indices de définition en omettant « innamā », comme lorsqu’on dit : « al-mâʾu mina al-mâʾ » (1) ou « son interdit d’entrée [en prière] est le takbîr, et son autorisation [de sortie] est le salâm » (2). En effet, le nom de genre défini par la lâm du genre implique l’exhaustivité selon la majorité des Salaf – Compagnons, Successeurs et Successeurs des Successeurs ; aucun désaccord n’est rapporté à ce sujet durant les trois premières générations. Ce n’est qu’un groupe de postérieurs, appartenant aux gens de l’innovation (3), qui ont contesté cette portée générale, comme l’ont rapporté plusieurs savants ; ils ont déclaré que la négation des formules exprimant l’universalité est une innovation apparue après les trois premières générations (4).
La controverse portant sur le nom singulier qui possède un pluriel, tel « l’être humain », est également marginale ; quant au nom