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C’est-à-dire : la prière n’a d’autre clef que la purification, d’autre entrée en sacralité que le takbîr, et d’autre sortie que le taslîm.
Relève également des expressions définies par l’article « al- » la parole du Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui :
« Le croyant est celui auprès de qui les gens sont en sécurité quant à leur sang et à leurs biens ; le musulman est celui dont les musulmans sont préservés de sa langue et de sa main ; l’émigrant est celui qui délaisse ce qu’Allah a interdit ; et le combattant est celui qui lutte contre son âme pour la Face d’Allah. » (1)
Ceci est analogue à sa parole
(1) On trouve des formulations proches, parmi lesquelles :
– Le hadith de Faḍāla b. ʿUbayd, selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui), lors du pèlerinage d’adieu, déclara : « Dois-je vous dire qui est le croyant ? Le croyant est celui dont les gens sont en sécurité pour leurs biens et leurs personnes ; le musulman est celui dont les musulmans sont préservés de sa langue et de sa main ; le moudjāhid est celui qui lutte contre lui-même pour obéir à Dieu ; le muhājir est celui qui abandonne les péchés et les transgressions. » Rapporté par al-Bazzār (t. 9, p. 206) et par al-Baghawī dans son Sharḥ al-Sunnah (t. 1, p. 29). Selon al-Haīthamī (Majmaʿ al-Zawāʾid, t. 3, p. 268), ce hadith figure aussi, en version abrégée, chez al-Ṭabarānī dans al-Kabīr ; les narrateurs d’al-Bazzār sont considérés comme fiables. Voir aussi : Silsilat al-Aḥādīth al-Ṣaḥīḥa (2/89, n° 549).
– Le hadith d’Abd Allāh b. ʿAmr, où un homme demanda : « Ô Messager d’Allāh, qui est le musulman ? » Le Prophète répondit : « Celui dont les musulmans sont à l’abri de sa langue et de sa main. » On lui demanda : « Et qui est le croyant ? » Il répondit : « Celui dont les gens sont en sécurité pour leurs biens et leurs personnes. » Puis : « Et qui est le muhājir ? » Il répondit : « Celui qui abandonne les méfaits. » Enfin : « Et qui est le moudjāhid ? » Il répondit : « Celui qui lutte contre lui-même pour Allāh, Le Très-Haut. » Rapporté par ʿAbd al-Ḥamīd (n° 336).
– Le hadith d’Anas b. Mālik (qu’Allāh l’agrée), selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Le croyant est celui dont les gens sont sûrs, le musulman est celui dont les musulmans sont préservés de sa langue et de sa main, le muhājir est celui qui abandonne le mal ; par Celui en la main de Qui est mon âme, nul serviteur n’entrera au Paradis si son voisin n’est pas assuré contre ses nuisances. » Rapporté par l’imām Aḥmad dans son Musnad (20/29), par Abū Yaʿlā (7/199) et d’autres. Authentifié par Ibn Ḥibbān (2/264) et al-Ḥākim (1/55). Selon al-Haīthamī (Majmaʿ al-Zawāʾid, t. 1, p. 54), le hadith est rapporté par Aḥmad, Abū Yaʿlā et al-Bazzār ; la chaîne de transmission est celle du Ṣaḥīḥ, à l’exception d’Alī b. Zayd, et il est jugé bon par Ḥumayd et Yūnus b. ʿUbayd. Al-Daraqūṭnī a rectifié sa lecture quant aux irrégularités de sa chaîne (Ṭaraf al-ʿIlal, t. 12, p. 235). Voir également : Takhriǧ al-Kashshāf (4/100).
أي:
لا مفتاح لها إلا الطهور، ولا تحريم لها إلا التكبير، ولا تحليل لها إلا التسليم.
ومن المُعرَّف باللام قول النبي - صلى الله عليه وسلم -:
«المؤمنُ مَنْ أَمِنَه الناس على دمائهم وأموالهم، والمسلم مَنْ سَلِمَ المسلمون من لسانه ويده، والمهاجر من هجر ما نهى الله عنه، والمجاهد مَنْ جاهد نفسه في ذات الله»
(١)
،
فهذا نظير قوله
(١) ورد بألفاظ متقاربة؛ منها:
حديث فضالة بن عبيد أنَّ النبي - صلى الله عليه وسلم - قال في حجة الوداع: «ألا أخبركم بالمؤمن؟ المؤمن من أَمنه الناس على أموالهم وأنفسهم، والمسلم من سلم المسلمون من لسانه ويده، والمجاهد من جاهد نفسه في طاعة الله، والمهاجر من هجر الخطايا والذنوب».
أخرجه البزار (٩/ ٢٠٦)، والبغوي في شرح السنة (١/ ٢٩). وقال الهيثمي في المجمع (٣/ ٢٦٨): رواه البزار والطبراني في الكبير باختصار، ورجال البزار ثقات.
وانظر: السلسلة الصحيحة (٢/ ٨٩/ ح ٥٤٩).
وحديث عبد الله بن عمرو أنَّ رجلًا قال: يا رسول الله! مَنِ المسلم؟ قال: «مَنْ سلم المسلمون من لسانه ويده» قال: فمن المؤمن؟ قال: «مَنْ أَمِنَهُ الناس على أموالهم وأنفسهم» قال: فمن المهاجر؟ قال: «مَنْ هَجَرَ السيئات» قال: فمن المجاهد؟ قال: «مَنْ جاهد نفسه لله ــ عز وجل ــ». أخرجه عبد بن حميد (برقم ٣٣٦).
وحديث أنس بن مالك - رضي الله عنه - قال: قال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «المؤمن مَنْ أمنه الناس، والمسلم مَنْ سلم المسلمون من لسانه ويده، والمهاجر من هجر السوء؛ والذي نفسي بيده لا يدخل الجنة عبد لا يأمن جاره بوائقه». أخرجه الإمام أحمد في مسنده (٢٠/ ٢٩)، وأبو يعلى (٧/ ١٩٩) وغيرهما. وصححه ابن حبان (٢/ ٢٦٤)، والحاكم (١/ ٥٥)، وقال الهيثمي في المجمع (١/ ٥٤): رواه أحمد وأبو يعلى والبزار، ورجاله رجال الصحيح إلا علي بن زيد، وقد شاركه فيه حميد ويونس بن عبيد. وصوَّب الدارقطني في العلل (١٢/ ٢٣٥) إرساله.
انظر: تخريج الكشاف (٤/ ١٠٠).