Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Certains Successeurs — soit Marwān, soit Ibn Sīrīn (1) — ont adopté l’avis de ʿUmar pour le cas d’un époux et de ses deux parents, et celui d’Ibn ʿAbbās pour le cas d’une épouse et de ses deux parents (2), afin de ne pas donner à la mère la préséance sur le père ; en effet, lorsque le conjoint est un mari, il reçoit la moitié, la mère le tiers et il reste donc un sixième au père. À l’inverse, lorsque le conjoint est une épouse, celle-ci prend le quart, la mère le tiers, de sorte qu’il demeure pour le père un tiers augmenté (3). Cette combinaison a suscité une controverse quant à sa recevabilité, et la majorité des savants la déclare irrecevable.

Les docteurs, parmi les compagnons d’Aḥmad et d’autres, ont également divergé sur la licéité d’une telle démarche : certains la jugent interdite, d’autres permise, et d’autres encore disent : si l’on affirme explicitement l’égalité des deux cas, il n’est pas permis de les distinguer ; faute d’une telle affirmation, la distinction reste permise.

Nous sommes là face à deux questions dont l’origine juridique est unique, à l’instar de leur divergence concernant ar-radd et les dhawû al-arḥâm : certains ont retenu à la fois ar-radd et l’héritage des dhawû al-arḥâm ; d’autres les ont tous deux écartés ; mais personne n’a admis ar-radd tout en excluant l’héritage des dhawû al-arḥâm alors que le fondement est identique.

Nul savant n’a jamais prétendu qu’il serait licite de rapporter des Compagnons la distinction avancée par l’un des Successeurs ; il est donc établi qu’il n’est pas permis d’attribuer à l’un quelconque des Compagnons cette distinction.

(1) Dans Tanbīh ar-Rajul al-ʿĀqil (vol. 1, p. 359) et dans l’ébauche des écrits du grand-père du cheikh al-Islām (vol. 2, p. 635), l’attribution de cette assertion à Masrūq est erronée. (2) Ibn Ḥazm l’a rapporté dans al-Muḥallā (p. 1469) par la chaîne al-Ḥajjāj b. al-Minhāl – Ḥammād b. Salama – Ayyūb al-Sakhtiyānī, d’après laquelle Muḥammad b. Sīrīn aurait dit, à propos d’un homme ayant délaissé sa femme et ses parents : « À la femme le quart, à la mère le tiers de l’ensemble des biens, et ce qui reste revient au père. » Et, à propos d’une femme ayant délaissé son mari et ses parents : « Au mari la moitié, à la mère le tiers de ce qui reste, et au père ce qui reste. » Il ajoute : « Si la part du père excède celle de la mère, l’obligation du tiers pour la mère demeure. » (3) À l’origine : « وربع ». Il est probable que la leçon correcte soit celle que j’ai adoptée.
فقال بعض التابعين ــ إما مروان وإما ابن سيرين (١) ــ بقول عمر في زوج وأبوين، وبقول ابن عباس في زوجة وأبوين (٢) ، لئلا يُفَضِّلَ أُمًّا على أب، فالزوج إذا أخذ النصف وأخذت الأم الثلث يبقى للأب السدس، بخلاف ما إذا كانت زوجة فإنها تأخذ الربع والأم الثلث يبقى ثلث وزيادة (٣) = فهذا تنازع الناس في جوازه، والأكثرون لا يُجَوِّزونه. وقد اختلف الناس من أصحاب أحمد وغيرهم في جواز مثل هذا، فقيل: لا يجوز، وقيل: يجوز، وقيل: إِنْ صَرَّحُوا بالتسوية بين المسألتين لم يجز الفرق وإلا جاز. وهذا في مسألتين يكون مأخذهما واحدًا كاختلافهم في الرَّدِّ وذوي الأرحام؛ فقيل: بالرد وتوريث ذوي الأرحام، وقيل: بنفيهما، ولم يقل أحد بالرَّدِّ دون توريث ذوي الأرحام والمأخذ واحد. ولم يقل أحد من العلماء بأنه يجوز أن ينقل عن الصحابة الفرق الذي قاله بعض التابعين= فثبت أنه لا يجوز أن ينقل عن أحد من الصحابة الفرق
(١) وفي تنبيه الرجل العاقل (١/ ٣٥٩)، والمسوَّدة من كلام جد شيخ الإسلام (٢/ ٦٣٥) نسبة هذا القول إلى مسروق! (٢) أخرجه ابن حزم في المحلى (ص ١٤٦٩) من طريق الحجاج بن المنهال، حدثنا حماد بن سلمة، حدثنا أيوب السختياني: أنَّ محمد بن سيرين قال في رجلٍ ترك امرأته وأبويه: للمرأة الربع، وللأم ثلث جميع المال، وما بقي فللأب. وقال في امرأة تركت زوجها وأبويها: للزوج النصف، وللأم ثلث ما بقي، وللأب ما بقي. قال: إذا فضل الأب الأم بشيءٍ؛ فإنَّ للأم الثلث. (٣) في الأصل: (وربع)، ولعل الصواب ما أثبتُّ.

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