Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant à ʿAlī (1), Ibn Masʿūd (2) et Zayd b. Thābit (3) — qu’Allah les agrée —, ils ont déclaré : « Du reliquat subsistant après l’attribution de la part des deux époux, un tiers revient à la mère et le reste au père, considérant ce reliquat comme l’équivalent de l’actif successoral initial lorsqu’il n’existe pas d’autres héritiers, et l’assimilant à ce qui demeure après l’exécution des legs et l’acquittement des dettes. »

Ibn ʿAbbās — qu’Allah l’agrée, lui et son père —, ainsi qu’un groupe, ont soutenu pour leur part que, dans les deux cas, c’est à la mère que revient le tiers (4).

(1) Rapporté par Ibn Abī Shaybah dans son Muṣannaf (nº 31699) et d’autres, d’après al-Shuʿbī, d’après ʿAlī, concernant une femme et deux parents : pour la femme le quart, pour la mère le tiers du reste, et ce qui reste revient au père. Voir : al-Jāmiʿ fī Aḥādīth wa Āthār al-Farāʾiḍ (p. 112-113). (2) Rapporté par ʿAbd al-Razzāq dans son Muṣannaf (t. 10, p. 253) d’après al-Musayyib b. Rāfiʿ, d’après ʿAbd Allāh b. Masʿūd, qui déclare : « Dieu ne m’inspirerait pas de privilégier une mère par rapport à un père ! » Voir : al-Jāmiʿ fī Aḥādīth wa Āthār al-Farāʾiḍ (p. 113-114). (3) Rapporté par ʿAbd al-Razzāq dans son Muṣannaf (t. 10, p. 254), par Ibn Abī Shaybah (nº 31710) et d’autres, d’après Ikrimah, qui rapporte : « Ibn ʿAbbās m’envoya auprès de Zayd b. Thābit pour lui demander au sujet d’un conjoint et de deux parents. Il dit : “Pour le conjoint la moitié, pour la mère le tiers du reste, et pour le père le surplus.” » Ibn ʿAbbās demanda : « L’as-tu trouvé dans le Livre de Dieu ? Ou est-ce une opinion que tu avances ? » Il répondit : « C’est une opinion que je propose, je ne vois pas qu’on puisse favoriser une mère au détriment du père. » Et Ibn ʿAbbās lui attribuait le tiers de l’ensemble des biens. Telle est la version de ʿAbd al-Razzāq. Voir : al-Jāmiʿ fī Aḥādīth wa Āthār al-Farāʾiḍ (p. 114-116). (4) La vérification des récits d’Ibn ʿAbbās dans la note précédente, concernant son échange avec Zayd b. Thābit (qu’Allah soit satisfait d’eux deux), a déjà été effectuée. Voir également les traditions de ce chapitre dans : al-Jāmiʿ fī Aḥādīth wa Āthār al-Farāʾiḍ (p. 116-119).
وعلي (١) وابن مسعود (٢) وزيد بن ثابت (٣) - رضي الله عنهم - قالوا: بأن الباقي بعد فرض الزوجين للأم ثُلُثُهُ والباقي للأب، جعلًا لما يَبقى بعد فرضهما بمنزلةِ أصلِ التركة إذا لم يكن وارث غيرهما، وجعلًا لذلك بمنزلة ما تَبَقَّى بعد الوصايا وقضاء الديون. وقال ابن عباس - رضي الله عنهما - وطائفة: بل للأم الثلث فيهما (٤) .
(١) أخرجه ابن أبي شيبة في مصنفه (٣١٦٩٩) وغيره عن الشعبي، عن علي في امرأة وأبوين: للمرأة الربع، وللأم ثلث ما بقي، وما بقي فللأب. انظر: الجامع في أحاديث وآثار الفرائض (ص ١١٢ - ١١٣). (٢) أخرجه عبد الرزاق في مصنفه (١٠/ ٢٥٣) عن المسيب بن رافع، عن عبد الله بن مسعود قال: ما كان الله ليراني أنْ أُفَضِّلَ أُمًّا على أب! انظر: الجامع في أحاديث وآثار الفرائض (ص ١١٣ - ١١٤). (٣) أخرجه عبد الرزاق في مصنفه (١٠/ ٢٥٤)، وابن أبي شيبة (٣١٧١٠) وغيرهما عن عكرمة قال: أرسلني ابن عباس إلى زيد بن ثابت أسأله عن: زوج، وأبوين. فقال: للزوج النصف، وللأم ثلث ما بقي، وللأب الفضل. فقال ابن عباس: أفي كتاب الله وجدته؟! أم رأيٌ تراه؟ قال: بل رأيٌ أراه، لا أرى أنْ أُفضِّلَ أُمًّا على أب. وكان ابن عباس يجعل لها الثلث من جميع المال. وهذا لفظ عبد الرزاق. انظر: الجامع في أحاديث وآثار الفرائض (ص ١١٤ - ١١٦). (٤) سبق تخريج ما ورد عن ابن عباس في الحاشية السابقة في قصته مع زيد بن ثابت - رضي الله عنهما -. وانظر ما ورد في الباب من آثار في: الجامع في أحاديث وآثار الفرائض (ص ١١٦ - ١١٩).

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