bint al-ʿAjamāʾ quant à son authenticité et à sa solidité (1).
Aḥmad, aux côtés d’al-Shāfiʿī, Isḥāq, Abū ʿUbayd, Abū Thawr, Muḥammad b. Naṣr et d’autres juristes du ḥadīth, ainsi que la majorité des Salaf, se fondent sur le ḥadīth de Laylâ bint al-ʿAjamāʾ au sujet du serment assorti de vœu. Aucun savant, en revanche, n’a adopté la teneur du ḥadīth de ʿUthmān b. Ḥāḍir. Dès lors, si vous lui donnez raison pour l’affranchissement tout en l’écartant pour le vœu, l’avis que vous avancez n’est celui d’aucun Compagnon ; il n’est donc pas permis à l’un de vous de faire passer sa propre parole sur l’affranchissement pour celle de quelque Compagnon que ce soit.
Les savants ont également traité la question suivante : lorsque les Compagnons divergent, sur deux affaires, en deux avis qu’ils placent sur un pied d’égalité, les générations postérieures sont-elles habilitées à formuler un troisième avis, retenant dans une affaire l’opinion des uns et, dans l’autre, l’opinion des autres ? (2).
Ils ont illustré cela par la divergence des Compagnons dans les deux « ʿumariyyatayn » — le cas du mari avec les deux parents et celui de l’épouse avec les deux parents —, car la majorité des califes bien guidés et d’autres, tels ʿUmar (3) et ʿUthmān (4)