Le Prophète se détourna de lui ; l’homme se déplaça alors du côté vers lequel le Prophète avait détourné son visage et dit : « Ô Messager d’Allah ! L’autre a commis la fornication. » Le Prophète se détourna de nouveau, et l’homme se déplaça du côté vers lequel il s’était détourné, puis répéta sa déclaration. Le Prophète se détourna encore ; il se déplaça une troisième fois, puis une quatrième.
Lorsque l’homme eut porté contre lui-même quatre témoignages, le Prophète l’appela et lui dit :
« Es-tu frappé de folie ? »
Il répondit : « Non. » Le Prophète — paix et bénédiction d’Allah sur lui — ordonna alors :
« Emmenez-le et lapidez-le. »
Et il avait déjà été marié.
Az-Zuhrî rapporte : « Celui qui m’a informé, l’ayant entendu de Jâbir ibn ʿAbd Allâh, dit : J’étais parmi ceux qui le lapidèrent. Nous le lapidâmes sur l’aire de prière de Médine ; lorsque les pierres le firent souffrir, il s’enfuit en bondissant. Nous le rattrapâmes à la Ḥarra et le lapidâmes jusqu’à ce qu’il mourût. »
Tel est l’objectif d’al-Bukhârî dans ce chapitre : montrer qu’il entend prendre en considération l’intention de celui qui prononce le divorce. Dès lors, la réponse comporte plusieurs aspects.
Premier aspect : son affirmation selon laquelle « son but est de réfuter ce récit par cet autre ».
On lui répond : Il n’en est rien ; ni les paroles du répondant ne l’indiquent, ni son intention ne le vise. Il n’a évoqué cela que pour montrer qu’il existe, de la part d’Ibn ʿAbbâs, ce qui indique que le divorce et l’affranchissement assortis d’un serment ne prennent pas effet, comme nous l’avons déjà rapporté de lui et d’autres Compagnons [102/a] : la suspension motivée par le serment est un serment, et la suspension de l’affranchissement motivée par [le serment] est un serment nécessitant une expiation.
Nous avons mentionné que ce qui contredit cela dans le récit rapporté par ʿUthmân ibn Ḥâḍir est soit