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L’opposant déclara :
« [Le répondant] – c’est à lui que l’on fait allusion (1) – a dit : Pour ce qui est d’Ibn ʿAbbâs, al-Bukhârî rapporte de lui dans son Ṣaḥîḥ (2) qu’il disait : « Il n’y a de divorce qu’en raison d’un besoin, et il n’y a d’affranchissement que celui par lequel on recherche la Face d’Allah. » Cela montre que le serment portant sur l’affranchissement ou sur le divorce n’entraîne pas la réalisation de l’un ou de l’autre ; car, dans le premier cas, l’homme n’avait aucun besoin de divorcer, et, dans l’autre, il n’avait pas l’intention d’un affranchissement pour la Face d’Allah ; il n’a prêté serment qu’afin que l’affranchissement ne s’effectue pas.
[Je dis : par là il entend réfuter la version qu’Aḥmad transmet d’Ibn ʿAbbâs selon laquelle l’affranchissement a bien lieu] (3) et la contester par ce qu’al-Bukhârî rapporte de lui, comme il vient de le mentionner.
Sache qu’al-Bukhârî n’a pas rapporté de Ibn ʿAbbâs la formulation qu’il cite ; son expression exacte est :
« Ibn ʿAbbâs a dit : “Le divorce [n’intervient] qu’en raison d’un besoin, et l’affranchissement [n’est valable que] lorsqu’il est voulu pour la Face d’Allah.” »
Il l’a donc cité selon le sens, en y ajoutant des termes, alors que la formulation d’al-Bukhârî n’implique aucune restriction ni généralité explicite, à la différence de celle qu’il lui attribue.
Or la condition du « rapport selon le sens » est l’égalité quant à la clarté et à l’obscurité.
Al-Bukhârî n’a mentionné ce propos que dans le chapitre du divorce prononcé en cas d’ighlâq, de contrainte, d’ivresse, de déraison et de ce qui s’y rattache, ainsi que de l’erreur, de l’oubli dans le divorce et de l’association (shirk).