Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

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Quant à la remarque de celui qui prétend :
« Il n’est pas permis de leur imposer une analogie, puisqu’il est possible qu’ils aient établi une distinction »,
les réponses sont les suivantes :

  1. Nous n’avons nul besoin de leur imposer pareille analogie, et nous n’avons jamais soutenu que les Compagnons aient tenu ce propos pour que l’on avance l’argument selon lequel il serait interdit de le leur imposer.

  2. En vérité, c’est celui qui introduit une distinction qui oblige les Compagnons à adopter un avis qu’il tient lui-même pour erroné, tandis que nous, si nous devions leur imposer quelque chose, nous ne leur imposerions que ce que nous considérons comme juste. Lequel des deux partis, dès lors, mérite le plus la vérité, le suivi des Compagnons et la vénération qui leur est due ?

  3. Il faut bien reconnaître que, s’ils affirment que celui qui dit : « Si je fais telle action, alors tout esclave qui m’appartient est affranchi » doit expier son serment, il n’existe que trois possibilités concernant le serment formulé sous la forme du divorce : soit le divorce n’est pas non plus effectif ; soit il l’est parce que la distinction serait correcte ; soit il l’est et leur propos serait alors erroné.

Il est manifeste qu’il convient de les amener à la première option plutôt qu’aux deuxième et troisième. Car s’ils mettaient sur le même plan la répudiation conditionnelle et l’affranchissement conditionnel lorsqu’ils servent de serment, tel était bel et bien l’avis de la communauté, génération après génération, bien avant Abû Thawr. C’est l’opinion confirmée par les preuves de la Sharîʿa : le Livre, la Sunna et l’analogie manifeste. Il n’y avait alors aucune crainte d’une conséquence néfaste, et il n’existait pas, antérieurement aux Compagnons, de consensus que l’on pourrait dire qu’ils auraient transgressé, contrairement à ce que prétendent certains.

(1) «al-Tahqīq» (p. 40, col. b). (2) Dans le texte original : «Abû», et j’ai conservé «al-jāda».
فصلٌ وأما قول القائل: (فلا يجوز أن يَلزمهم قياس [٩٨/ ب] ما يحتمل أنهم يفرقون) (١) ؛ فعنه أجوبة: أحدها: أنا لا نحتاج أن نلزمهم ذلك، ولم نكن ادعينا أن الصحابة قالوا ذلك حتى يقال: فلا يجوز إلزامهم بذلك. الثاني: أَنَّ المفرق هو الذي يُلزمهم القول الذي هو عنده خطأ، وأما نحن فلو ألزمناهم لم نلزمهم إلا ما هو عندنا صواب؛ فأيُّ الفريقين أولى بالحق واتباع الصحابة وتعظيمهم؟! الثالث: أنه لا بُدَّ إذا كانوا يقولون: إنَّ مَنْ قال: إِنْ فعلت كذا فكل مملوك لي حر، أنه يكفر يمينه. إما أَنْ يكون قولهم في الحلف بالطلاق إنه لا يلزم أيضًا، أو إنه يلزم أَنْ يكون الفرق هو الصواب، أو إنه يلزم ويكون قولهم خطأ. ومعلوم أَنَّ إلزامهم بالأول أولى من الثاني والثالث، فإنهم إذا كانوا يسوون بين تعليق الطلاق والعتاق المقصود به اليمين = كان هذا قول الأمة خلفًا عن سلف قبل أبي (٢) ثور، فكان هذا القول هو الذي تدل عليه الأدلة الشرعية: الكتابُ والسُنة والقياس الجلي، ولم يكن هناك ما يُخافُ وقوعه، فليس قبل الصحابة إجماع حتى يقال إنهم خالفوه، كما يقول ذلك من يقوله
(١) «التحقيق» (٤٠/ ب). (٢) في الأصل: (أبو)، والجادة ما أثبتُّ.

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