Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

[96/b]
… à plus forte raison et a fortiori.

Quant à l’argument de celui qui avance :

« L’affranchissement est un acte de rapprochement (qurba), alors que le prestataire de serment n’a pas eu l’intention de se rapprocher d’Allâh par cet affranchissement ; à la différence du divorce, qui n’est pas un acte cultuel, de sorte que cette intention n’y est pas exigée » (1),

on lui répond :

Il ne fait aucun doute que la controverse portant sur la condition d’intention dans la prononciation du divorce est plus manifeste que celle relative à l’exigence de la recherche de proximité dans l’affranchissement ; en effet, un groupe de savants estiment que le divorce prononcé sur le ton de la plaisanterie n’a aucun effet, qu’ils ont déclaré faible le ḥadith rapporté à ce sujet (2) et qu’ils soutiennent que le divorce ne prend effet qu’avec l’intention. Abû Bakr ʿAbd al-ʿAzîz rapporte d’ailleurs de l’imâm Aḥmad deux versions quant à la nécessité de l’intention dans le divorce (3).

De plus, nul ne conteste que l’intention de celui qui prononce les mots est requise ; si quelqu’un voulait dire « ṭâhir » (pur) et que sa langue le devançât en prononçant « ṭâliq » (divorcée), il ne lui incomberait rien entre lui et Allâh, sans contestation aucune.

Quant à l’affirmation selon laquelle l’affranchissement ne serait valide que lorsque l’affranchisseur entend, par cet acte, se rapprocher d’Allâh, cela relève de

(1) «At-Taḥqīq» (40/b). (2) Il s’agit d’un hadith d’Abū Hurayra, qu’Allāh l’agrée, rapporté marfūʿ : «Trois sont sérieux dans leur gravité et sérieux dans leur légèreté : le divorce, le mariage et la rajaʿa.» Dans une autre version : «et la manumission» au lieu de «rajaʿa». Rapporté par Abū Dāwūd (n° 2194), al-Tirmidhī (1184) et Ibn Mājah (2039). Ibn Ḥazm l’a jugé ḍaʿīf dans al-Muḥallā (p. 1189), et d’autres l’ont également affaibli, comme l’indiquent les notes de critique et comme il apparaîtra à la p. 670. Voir : Tanqīḥ al-Taḥqīq (vol. 4, p. 411), Nasb al-Rāyah (3/293), al-Badr al-Munīr (8/81), Irwāʾ al-Ghalīl (6/224), Ṣaḥīḥ Abī Dāwūd (al-Um) (6/397), al-Qawl al-Jidd d’Umar al-Tūnisī, Tanbīh al-Rifāq bi-ʿIlal Aḥādīth al-Ṭalāq (p. 360). (3) al-Fatāwā al-Kubrā (6/63).
[٩٦/ ب] بطريق الأولى والأحرى. وأما قول القائل: (العتقُ قربةٌ، والحالف لم يقصد التقرب بعتقه، بخلاف الطلاق فإنه ليس بقربة، فلا يشترط ذلك فيه) (١) . فيقال له: لا ريب أَنَّ النزاع في اشتراط القصد في إيقاع الطلاق أظهر من النزاع في اشتراط التقرب في إيقاع العتق؛ فإنَّ طائفة ذهبوا إلى أنَّ طلاق الهازل لا يقع، وضعفوا الحديث المأثور فيه (٢) ، وقالوا: لا يقع الطلاق إلا بالنية، وذكر أبو بكر عبد العزيز عن أحمد في اشتراط النية في الطلاق روايتين (٣) . وأيضًا؛ فلا ريب في اشتراط قصد المتكلم به، فلو أراد أن يقول: طاهر، فسبق بطالق، لم يلزمه فيما بينه وبين الله شيء بلا نزاع. وأما كون العتق لا يقع إلا إذا قصد به المعتق التقرب إلى الله، فهذا من
(١) «التحقيق» (٤٠/ ب). (٢) وهو حديث أبي هريرة - رضي الله عنه - مرفوعًا: «ثلاثٌ جدهنَّ جد وهزلهنَّ جد: الطلاق، والنكاح، والرجعة» وفي لفظ: «والعتاق» بدل «الرجعة». أخرجه أبو داود (٢١٩٤)، والترمذي (١١٨٤)، وابن ماجه (٢٠٣٩). وقد ضعف هذا الحديث ابن حزم في المحلى (ص ١١٨٩) وغيره كما هو مبيَّنٌ في مواضع تخريج الحديث، وما سيأتي في (ص ٦٧٠). انظر: تنقيح التحقيق (٤/ ٤١١)، نصب الراية (٣/ ٢٩٣)، البدر المنير (٨/ ٨١)، إرواء الغليل (٦/ ٢٢٤)، صحيح أبي داود (الأم) (٦/ ٣٩٧)، القول الجد لعمر التونسي، تنبيه الرفاق بعلل أحاديث الطلاق (ص ٣٦٠). (٣) الفتاوى الكبرى (٦/ ٦٣).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies