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… à plus forte raison et a fortiori.
Quant à l’argument de celui qui avance :
« L’affranchissement est un acte de rapprochement (qurba), alors que le prestataire de serment n’a pas eu l’intention de se rapprocher d’Allâh par cet affranchissement ; à la différence du divorce, qui n’est pas un acte cultuel, de sorte que cette intention n’y est pas exigée » (1),
on lui répond :
Il ne fait aucun doute que la controverse portant sur la condition d’intention dans la prononciation du divorce est plus manifeste que celle relative à l’exigence de la recherche de proximité dans l’affranchissement ; en effet, un groupe de savants estiment que le divorce prononcé sur le ton de la plaisanterie n’a aucun effet, qu’ils ont déclaré faible le ḥadith rapporté à ce sujet (2) et qu’ils soutiennent que le divorce ne prend effet qu’avec l’intention. Abû Bakr ʿAbd al-ʿAzîz rapporte d’ailleurs de l’imâm Aḥmad deux versions quant à la nécessité de l’intention dans le divorce (3).
De plus, nul ne conteste que l’intention de celui qui prononce les mots est requise ; si quelqu’un voulait dire « ṭâhir » (pur) et que sa langue le devançât en prononçant « ṭâliq » (divorcée), il ne lui incomberait rien entre lui et Allâh, sans contestation aucune.
Quant à l’affirmation selon laquelle l’affranchissement ne serait valide que lorsque l’affranchisseur entend, par cet acte, se rapprocher d’Allâh, cela relève de