Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

et qu’elle offre une bête sacrificielle (hady), car, du moment qu’elle l’a vouée, cela est devenu une obligation relevant du rite ; or, quiconque délaisse quelque chose d’obligatoire dans le rite doit s’acquitter d’un hady.

Le propos ici est qu’il est avéré d’après Ibn ʿAbbâs — qu’Allâh les agrée tous deux — qu’il a rendu une fatwâ prescrivant l’immolation d’un bélier à celui qui avait fait le vœu de s’immoler lui-même, le considérant comme un substitut, parce qu’Allâh l’a institué comme substitut au sacrifice qu’Il avait rendu obligatoire pour Ibrâhîm — sur lui la paix —, de même que le Prophète — صلى الله عليه وسلم — a fait du hady le substitut de ce que l’auteur du vœu avait omis de la monture qu’il s’était imposée.

Quant à la fatwâ d’Ibn ʿAbbâs prescrivant l’expiation d’un serment, on peut penser qu’il l’a donnée à propos de celui qui a juré de sacrifier son fils, disant : « Si je fais telle chose, il m’incombe, pour l’amour d’Allâh, de sacrifier mon fils. » Cela concorde avec le principe d’Ibn ʿAbbâs : celui qui prête serment sous la forme d’un vœu doit acquitter l’expiation d’un serment, tandis que le simple auteur d’un vœu doit accomplir l’acte voué ou son substitut (1) ; tel est également l’avis d’Aḥmad ibn Ḥanbal et ce qui est rapporté des Compagnons du Prophète — صلى الله عليه وسلم — (2).

Une fois cela compris, on saisit que le récit transmis par ʿUthmân b. Ḥâḍir, où Ibn ʿAbbâs aurait dit : « Quant à la servante, affranchis-la ; quant au bien voué, acquitte-en la zakât ; quant à te sacrifier toi-même, immole une chamelle » (3), contredit les récits authentiquement établis d’Ibn ʿAbbâs dont la fiabilité n’est contestée par aucun savant. Si, toutefois, ce récit est lui aussi authentique, on ne pourrait tout au plus en conclure que… (4)

(1) Ajout requis par le contexte. (2) Qāʿidat al-ʿuqūd, vol. I, pp. 274-275, 282-284 (Muḥim). (3) À l’origine : (وهو) ; j’ai toutefois retenu la variante que j’ai établie, sans doute la plus fidèle. (4) Je n’ai pas retrouvé la suite de ce feuillet.
وتهدي هديًا، لأنَّ هذا لما نذرته صار واجبًا في النسك، ومن ترك شيئًا من النسك الواجب كان عليه هدي. والمقصود هنا: أنَّ ابن عباس - رضي الله عنهما - قد ثبت عنه أنه أفتى بالكبش لمن نذر ذبح نفسه، وجعل ذلك بدلًا، لأنَّ الله جعله بدل الذبح الواجب على إبراهيم - صلى الله عليه وسلم -، وكما جعل النبي - صلى الله عليه وسلم - الهدي بدلًا عما تركه الناذر من الركوب الذي أوجبه. وأما فتيا ابن عباس بكفارة يمين فيحتمل أنه أفتى بذلك فيمن حلف بذبح ابنه، فقال: إِنْ فعلتُ كذا فلله عليَّ أن أذبح ابني، وهذا موافقٌ لأصل ابن عباس، وهو أن الحالف بالنذر عليه كفارة يمين، والناذر عليه [فعل] (١) المنذور أو بدله، وهو أصل أحمد بن حنبل، وهو المأثور عن أصحاب النبي - صلى الله عليه وسلم - (٢) . وإذا عُرِفَ هذا؛ عُرِفَ أَنَّ رواية عثمان بن حاضر التي فيها أَنَّ ابن عباس قال: أما الجارية فتعتق، وأما المال المنذور فأدِّ زكاته، وأما نحر نفسك فانحري بدنة= هو (٣) مخالف للروايات الثابتة عن ابن عباس التي لم يتنازع أهل العلم في صحتها عنه؛ فإن كانت هذه الرواية ــ أيضًا ــ محفوظة، فغاية ذلك أَنْ يكون [ ... ] (٤) .
(١) إضافة يقتضيها السياق. (٢) قاعدة العقود (١/ ٢٧٤ - ٢٧٥، ٢٨٢ - ٢٨٤ مهم). (٣) في الأصل: (وهو)؛ ولعل الأقرب ما أثبتُّ. (٤) لم أجد تكملة هذه الورقة.

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