d’Allâh ;[1] quant au vœu de désobéissance – tel que de s’égorger soi-même, ou de formuler un vœu de péché par pure incitation ou dissuasion et non dans l’intention de se rapprocher d’Allâh –, celui-ci constitue une transgression ; il prend le statut d’un serment, et son expiation est l’expiation du serment.
De là se manifeste la différence entre ce cas et celui de la baḥîra, de la sâʾiba et assimilés. Certains jurisconsultes ont, en effet, assimilé le vœu de désobéissance à la baḥîra ; or, pour celle-ci, il n’existe aucune expiation. De même, d’autres ont comparé le waqf à la baḥîra et à la sâʾiba, selon la parole d’Ibn Surayj [2] : « Il n’y a pas de retenue au détriment des obligations d’Allâh »[3].
Il est rapporté qu’Abû Yûsuf et Mâlik débattirent du ḥabs en présence d’al-Rachîd. Abû Yûsuf l’assimila aux animaux « saʾiba » que les gens de la Jâhiliyyah libéraient, et Mâlik lui rétorqua : « Ceux-là les libéraient pour autre qu’Allâh, tandis que ce ḥabs est voué à Allâh ; on ne saurait donc comparer ce qui est consacré à autre qu’Allâh à ce qui est consacré à Allâh. »[4]
De même, ash-Shâfiʿî[5] déclara ici, au sujet du vœu de désobéissance : « Le fondement intelligible de l’énoncé… »