On interrogea [Ibn ʿAbbâs] au sujet d’un homme qui avait fait vœu de se rendre à pied jusqu’à la Kaʿba : celui-ci parcourut la moitié du trajet, puis monta sur sa monture.
Ibn ʿAbbâs répondit :
« Lorsque viendra l’année suivante, qu’il chevauche la distance qu’il a parcourue à pied, qu’il marche celle qu’il a effectuée à cheval, et qu’il immole une chamelle destinée au sacrifice (budna). »
Il a également été rapporté d’après Ibn ʿAbbâs, tant à l’état mawuqûf qu’à l’état marfûʿ, que pour quiconque a formulé un vœu qu’il est incapable d’accomplir, l’expiation est celle d’un serment. Ce ḥadîth a été transmis par Abû Dâwûd et d’autres (1).
Al-Bayhaqî (2) le rapporte encore, par la voie d’Ibn Jurayj, d’après Ibn Abî Hind, d’après Bukayr b. ʿAbd Allâh al-Ashajj, d’après Kurayb (4), d’après Ibn ʿAbbâs, qui dit :
Le Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – a déclaré : « Quiconque formule un vœu sans en préciser l’objet, son expiation est celle d’un serment ; [et quiconque formule un vœu qu’il ne peut accomplir, son expiation est celle d’un serment] (5) ; et quiconque formule un vœu qu’il est capable d’accomplir, qu’il s’en acquitte. »
Al-Bayhaqî (6) ajouta : « Il en a été transmis ainsi de Ṭalḥah b. Yaḥyâ : tantôt par sa chaîne passant par ʿAbd Allâh b. Saʿîd b. Abî Hind [d’après Bukayr] (8), tantôt par sa chaîne passant par al-Ḍaḥḥâk b. ʿUthmân, d’après ʿAbd Allâh b. [Saʿîd] b. Abî Hind. »