Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Al-Bukhârî a dit (1) : « La mention du hady n’est pas authentiquement établie à son sujet. » Voilà la plus célèbre des deux versions rapportées d’Aḥmad ; la majorité de ses compagnons, tels al-Khiraqî et d’autres, l’ont retenue : quiconque voue de se rendre à La Mecque à pied et s’en trouve incapable doit s’acquitter de l’expiation du serment, tout en accomplissant le voyage monté.

L’avis privilégiant (2) la version où le hady est mentionné constitue l’autre des deux versions rapportées d’Aḥmad et d’Abû Ḥanîfa : il lui incombe alors d’offrir un sacrifice sanglant ; telle est aussi la position d’al-Shâfiʿî, l’avis de ʿAṭâʾ, ainsi que celui de Mâlik et d’Abû Ḥanîfa.

Abû Ḥanîfa ajoute : un hady lui est obligatoire qu’il soit incapable (3) ou capable de marcher, le minimum du hady étant une brebis. Il est également rapporté d’Ibn ʿAbbâs lui-même qu’il donna la fatwâ imposant le hady, ce qui corrobore son propre récit attribué au Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue.

Troisième opinion : les deux versions sont jugées faibles, et rien n’incombe à la personne en cas d’incapacité ; c’est la seconde position rapportée d’al-Shâfiʿî. Il a dit : « Aucune expiation n’est due en cas d’impuissance, sauf si le vœu consiste à marcher vers la Maison sacrée d’Allah. Dans ce cas, la question se pose : est-il redevable d’un hady ? Deux avis existent à ce sujet. Pour tout autre vœu, rien ne lui est obligatoire en cas d’incapacité. »

L’argument avancé par cette opinion est que la mention du chameau de sacrifice (al-badana) et de l’expiation ne figure dans aucun des deux Ṣaḥîḥ ; toutefois, les deux Ṣaḥîḥ (4) rapportent également, par l’intermédiaire de Thâbit [d’après Anas] (5),

qu’un vieillard, soutenu par ses deux fils, passa. Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – demanda : « Qu’en est-il de cet homme ? » Ils dirent : « Il a fait un vœu, ô Messager d’Allah… »

(1) al-Târîkh al-Kabîr, t. 5, p. 204. (2) À l’origine : « ترجيح », et peut-être la forme correcte est « ما أثبتُّ ». (3) Ajout dicté par le contexte. (4) al-Bukhârî (n° 1865) et Muslim (n° 1642). (5) Ajout dicté par le contexte.
قال البخاري (١) : لا يصح فيه ذكر الهدي. وهذا أشهر الروايتين عن أحمد، اختارها أكثر أصحابه كالخرقي وغيره، أوجب فيمن نذر المشي إلى مكة وعجز عنه= كفارة يمين مع الركوب. والقول بترجيح (٢) رواية من ذكر الهدي هو إحدى الروايتين عن أحمد وأبي حنيفة، يَلْزَمُهُ دمٌ وهو قول الشافعي، وأفتى به عطاء وهو قول مالك وأبي حنيفة. وأبو حنيفة يقول: عليه هديٌ سواء عجز [عن] (٣) المشي أو قدر عليه، وأقلُّ الهدي شاة، وهذا مأثورٌ عن ابن عباس نفسه أنه أفتى بالهدي، وهذا يؤيد روايته عن النبي - صلى الله عليه وسلم -. والقول الثالث: تضعيف الروايتين جميعًا، وأنه لا يلزمه مع العجز شيء، وهو القول الثاني للشافعي. قال: لا يلزمه مع العجز كفارة بحال إلا أن يكون النذر مشيًا إلى بيت الله الحرام، فهل يلزمه هدي؟ فيه قولان، وأما غيره فلا يلزمه مع العجز شيء؛ وحجةُ هذا: أَنَّ ذكر البدنة والكفارة ليس في واحد من الصحيحين، بل في الصحيحين (٤) ــ أيضًا ــ عن ثابت [عن أنس] (٥) . قال: مَرَّ شيخٌ كبيرٌ يُهادَى بين ابنيه. فقال - صلى الله عليه وسلم -: «ما بال هذا؟» . قالوا: نذر يا رسول
(١) التاريخ الكبير (٥/ ٢٠٤). (٢) في الأصل: (ترجيح)، ولعل الصواب ما أثبتُّ. (٣) إضافة يقتضيها السياق. (٤) البخاري (١٨٦٥)، ومسلم (١٦٤٢). (٥) إضافة يقتضيها السياق.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies