Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Et voici la formulation qu’Aḥmad rapporte, par la chaîne [Qatâdah, d’après ʿIkrimah] (1), d’après Ibn ʿAbbâs : ʿUqbah ibn ʿĀmir interrogea le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – en disant :
« Ma sœur a voué de se rendre à la Maison en marchant, mais elle est faible. »
Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – répondit :
« Allah est assurément Se Suffisant pour se passer du vœu de ta sœur ; qu’elle monte donc et qu’elle offre une budnah. »

Il a également été rapporté (2), par la voie d’Ibn ʿAbbâs, un récit analogue dans lequel il est ordonné de s’acquitter d’une expiation.

Ont rapporté encore, sans mention du hady (3), Aḥmad et Abû Dâwûd (4), d’après le ḥadîth de Shurayk, d’après Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmân, l’affranchi de la famille de Ṭalḥah, d’après Kurayb, d’après Ibn ʿAbbâs, lequel dit :
« Une femme vint trouver le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – et dit : “Ô Messager d’Allah ! Ma sœur a voué d’accomplir le pèlerinage à pied.” Il répondit : “Allah ne tire aucun profit de la peine de ta sœur ; qu’elle parte montée et qu’elle expie son serment.” »
Al-Bayhaqî (5) précise : « Shurayk est le seul à l’avoir transmis. »

Il a encore été rapporté (6), d’après le ḥadîth de ʿUqbah ibn ʿĀmir – et son libellé figure dans les deux Ṣaḥîḥ (7) – que ʿUqbah ibn ʿĀmir dit :
« Ma sœur avait voué de marcher jusqu’à la Maison d’Allah ; elle me chargea donc de consulter le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – pour elle, et je le fis. »
Il déclara alors :
« Qu’elle marche et qu’elle monte. »

(1) Environ deux ou trois mots que je n’ai pu déchiffrer ; seuls figurent dans le Musnad les hadîths n° 2134 et 2139. (2) (5/34/ḥ. 2828). (3) Ajout dicté par le contexte. (4) Rapporté dans le Musnad d’al-Imâm Aḥmad (5/34) et dans les Sunan d’Abû Dâwûd (n° 3295) et d’Abû Ya‘lâ (4/331). Authentifié par Ibn Ḥibbân (10/229) et al-Ḥâkim (4/335), qui déclare : « Ce hadîth est authentique selon les conditions de Muslim, bien qu’il ne l’ait pas cité. » (5) Sunan al-Kubrâ (20/219/ḥ. 20146). (6) C’est-à-dire al-Bayhaqî dans les Sunan al-Kubrâ (20/220/ḥ. 20147). (7) Al-Bukhârî (n° 1866) et Muslim (n° 1644).
ولفظ أحمد عن [قتادة، عن عكرمة] (١) عن ابن عباس، أنَّ عقبة بن عامر سألَ النبي - صلى الله عليه وسلم - فقال: إنَّ أخته نذرت أنْ تمشي إلى البيت، وَشَكَى ضعفها. فقال النبي - صلى الله عليه وسلم -: «إِنَّ الله غنيٌ عن نَذْرِ أختك، فلتركب ولتُهْدِ بدنه» . وروى ــ أيضًا ــ (٢) من طريق ابن عباس في مثل ذلك الأمر بالكفارة. وروى ــ أيضًا ــ [دون] (٣) ذكر الهدي: أحمدُ وأبو داود (٤) من حديث شريك، عن محمد بن عبد الرحمن مولى آل طلحة، عن كريب، عن ابن عباس قال: جاءت امرأةٌ إلى النبي - صلى الله عليه وسلم - فقالت: يا رسول الله! إنَّ أُختي نذرت أنْ تحجَّ ماشيةً. فقال: «إنَّ الله لا يصنع بشقاء أختك شيئًا، لِتَخرج راكبةً، ولتكفِّر يمينها» . وقال البيهقي (٥) : تفرد به شريك. وروى (٦) من حديث عقبة بن عامر ــ ولفظه في الصحيحين (٧) ــ عن عقبة بن عامر قال: نَذَرَت أختي أنْ تمشي إلى بيتِ الله، فأمرتني أن أستفتي لها النبي - صلى الله عليه وسلم - فاستفتيته. فقال: «لتمشِ ولتركب» .
(١) مقدار كلمتين أو ثلاث لم أستطع قراءتها، والمثبت من المسند (٢١٣٤، ٢١٣٩). (٢) (٥/ ٣٤/ ح ٢٨٢٨). (٣) إضافة يقتضيها السياق. (٤) مسند الإمام أحمد (٥/ ٣٤)، والسنن لأبي داود (٣٢٩٥)، وأبو يعلى (٤/ ٣٣١). وصححه ابن حبان (١٠/ ٢٢٩)، والحاكم (٤/ ٣٣٥) وقال: هذا حديث صحيح على شرط مسلم ولم يخرجاه. (٥) السنن الكبير (٢٠/ ٢١٩/ ح ٢٠١٤٦). (٦) أي: البيهقي في السنن الكبرى (٢٠/ ٢٢٠/ح ٢٠١٤٧). (٧) البخاري (١٨٦٦)، ومسلم (١٦٤٤).

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