Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Ainsi, ces récits sont authentiquement établis d’après Ibn ʿAbbâs, de l’avis unanime des savants. La majorité des jurisconsultes – Mâlik, Abû Ḥanîfa, Aḥmad et d’autres – ont suivi l’avis d’Ibn ʿAbbâs.

Mâlik a dit :
« Celui qui jure en disant : “Je sacrifierai mon fils si je fais telle chose”, puis manque à son serment, doit acquitter l’expiation du serment (1). »

Il a dit encore : « S’il avait l’intention d’en faire une offrande rituelle, il devra offrir cette offrande ; mais s’il n’en avait pas l’intention [il ne lui incombe rien] (2) : ni offrande ni expiation (3). »

Il a également déclaré :
« S’il a formulé ce vœu auprès du Maqâm [d’Ibrâhîm] (4), il lui incombe une offrande ; mais s’il n’a pas mentionné le Maqâm d’Ibrâhîm, il s’agit simplement d’une expiation de serment (5). »

Abû Ḥanîfa a dit :
« Celui qui fait vœu d’égorger son enfant doit offrir un mouton (6). »

Un groupe de savants ne l’a pas suivi ; ils ont plutôt déclaré : « Il n’y a rien à acquitter dans ce cas. » C’est l’avis d’ach-Shâfiʿî et cela est rapporté comme une des opinions de l’école d’Aḥmad. L’apparence de son école rejoint la parole d’Ibn ʿAbbâs ; toutefois, Aḥmad a émis, en plus d’un endroit, une fatwâ prescrivant l’expiation du serment, conformément au récit rapporté d’Ibn ʿAbbâs par la voie d’al-Qâsim (7). Tel est également l’avis retenu par un groupe de ses disciples.

(1) al-Mudawwana, t. 1, p. 576. (2) Le texte entre parenthèses n’est pas clair. (3) al-Mudawwana, t. 1, p. 576. (4) Le texte entre parenthèses n’est pas clair dans l’original. (5) al-Mudawwana, t. 1, p. 576. (6) al-Libāb fī l-jamʿ bayna al-sunna wa-l-kitāb, t. 2, p. 601 ; al-Ghurra al-manīfa fī taḥqīq baʿḍ masāʾil Abī Ḥanīfa, p. 186. (7) Ses citations (takhreej) figurent plus haut (p. 127, 163-164).
فهذه الآثار ثابتة عن ابن عباس باتفاق أهل العلم، وقد تبع ابن عباس جمهور العلماء، كمالك وأبي حنيفة وأحمد وغيرهم. وقال مالك: من حلف فقال: أنا أنحر ابني إن فعلت كذا، فحنث فعليه كفارة يمين (١) . [٩٠/ أ] وقال مرة: إن كان نوى بذلك الهدي؛ عليه هدي، وإن كان لم [ينو فيها؛ لا] (٢) شيء عليه، لا هدي ولا كفارة (٣) . وقال مرة: إن نذر ذلك عند مقام [إبراهيم] (٤) فعليه هدي، وإن لم يقل عند مقام إبراهيم فكفارة يمين (٥) . وقال أبو حنيفة: من نذر ذبح ولده فعليه شاة (٦) ، وطائفة لم تتبعه، بل قالوا: لا شيء في ذلك، كالشافعي ويذكر هذا رواية عن أحمد، وظاهر مذهبه كما قال ابن عباس، لكن أفتى أحمد في غير موضع بكفارة يمين، كما روي عن ابن عباس من رواية القاسم (٧) ، وهو اختيار طائفة من أصحاب
(١) المدونة (١/ ٥٧٦). (٢) ما بين المعكوفتين غير واضح. (٣) المدونة (١/ ٥٧٦). (٤) ما بين المعكوفتين غير واضح في الأصل. (٥) المدونة (١/ ٥٧٦). (٦) اللباب في الجمع بين السنة والكتاب (٢/ ٦٠١)، الغرَّة المنيفة في تحقيق بعض مسائل أبي حنيفة (ص ١٨٦). (٧) تقدم تخريجه في (ص ١٢٧، ١٦٣ - ١٦٤).

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