chameaux ? »
Il répondit : « Oui. »
Ibn ʿAbbâs lui dit alors : « Va, et immole-en chaque année un tiers, afin que la viande ne se gâte pas. »
Dans une autre version, rapportée par Ibn Numayr (1) d’après al-Aʿmash, Kurayb dit : « Je l’ai observé (2) durant deux ans ; quant à la troisième année, j’ignore ce qu’il a fait. »
Le narrateur (3) dit encore : ath-Thawrî l’a transmis d’après al-Aʿmash dans le même sens, en ajoutant : al-Aʿmash a déclaré : « Il m’est parvenu qu’Ibn ʿAbbâs a dit : “S’il avait avancé des arguments contre moi (4), je lui aurais prescrit un bélier.” »
Al-Bayhaqî (5) a dit : Il est rapporté par une autre voie qu’Ibn ʿAbbâs, dans ce cas, ordonna l’immolation d’un bélier.
Al-Bayhaqî rapporte également, dans la chaîne d’Isḥâq al-Azraq : Ibn ʿAwn nous a relaté qu’un homme lui a dit qu’un individu interrogea Ibn ʿUmar au sujet d’un homme qui avait fait vœu de ne plus parler à son frère, et que, s’il lui adressait la parole, il se sacrifierait entre le Maqâm et le Rukn durant les jours de Tachrîq.
Ibn ʿUmar répondit : « Ô mon neveu, fais savoir à ceux qui sont derrière toi qu’il n’y a pas de vœu dans la désobéissance à Allah ; s’il avait juré de ne pas jeûner le mois de Ramadân (6) et qu’il le jeûnait, ce serait meilleur pour lui ; s’il avait juré de ne pas prier et qu’il priait, ce serait meilleur pour lui. Ordonne donc à ton compagnon de s’acquitter de l’expiation de son serment et de parler à son frère (7). »