(1) – Ibn ʿAbbâs.
L’homme déclara : « J’ai fait vœu de m’égorger moi-même. »
Ibn ʿAbbâs répondit :
« Certes, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle » [Al-Ahzâb, 21],
puis il récita :
« Nous le rachetâmes par une immolation d’une grande valeur » [As-Sâffât, 107].
Al-Bayhaqî dit : « Cela montre qu’il entendait par “Messager d’Allah” le prophète Ibrâhîm. »
Il dit encore : « On rapporte d’Ibn ʿAbbâs une autre fatwâ au sujet de celui qui a juré de s’immoler. » Il la transmet par sa chaîne authentique, d’al-Aʿmash, de Sâlim b. Abî l-Jaʿd, de Kurayb, d’Ibn ʿAbbâs :
Un homme vint à lui et dit : « J’ai fait vœu de m’égorger. »
Or se tenait alors auprès d’Ibn ʿAbbâs un homme qui voulait partir au jihâd en compagnie de ses père et mère ; Ibn ʿAbbâs s’occupait de lui et lui disait : « Reste auprès de tes parents. »
L’autre ne cessait de répéter : « J’ai fait vœu de m’égorger. »
Ibn ʿAbbâs lui dit alors : « Que puis-je faire de toi ? Va donc, immole-toi ! »
Lorsque Ibn ʿAbbâs eut fini d’instruire l’homme et ses parents, il dit : « Qu’on me ramène cet homme. »
On alla le chercher ; on le trouva agenouillé, prêt à s’égorger. Ils le ramenèrent auprès d’Ibn ʿAbbâs, qui lui dit :
« Malheur à toi ! Tu as voulu violer trois interdictions : profaner un territoire sacré ; rompre un lien de parenté inviolable — ta propre personne est ton parent le plus proche — ; et verser un sang illicite. Peux-tu fournir cent… »