Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Réponse [cinquième] : Cette femme était la mawla d’Abû Râfiʿ, or Abû Râfiʿ était son esclave, et rien, dans le ḥadith, n’indique qu’elle l’eût affranchi.

Réponse [sixième] : Celui qui ne possède pas d’esclave ne dit pas, dans son serment : « Et tout esclave qui m’appartient est affranchi » ; tel n’est pas l’usage des gens. De même, celui qui n’a pas d’épouse ne dit pas : « Toute femme qui est mienne est répudiée. » Celui qui ne possède pas de bétail ne dit pas : « Et tout chameau qui m’appartient est un hady. » Celui qui n’a pas de maison ne dit pas : « Toute maison qui est à moi est vouée en waqf. »

Il est établi que, pour déterminer la portée des vocables et de la langue, on se réfère à l’usage auquel les gens se sont accoutumés dans leur discours ; si donc l’on impose aux propos d’un locuteur un sens qu’un homme de sa condition n’a pas coutume de vouloir signifier, le raisonnement tiré de la langue se trouve vicié (1), et se ferme la porte de l’exposé qu’Allâh — qu’Il soit exalté et glorifié — a accordé à Ses serviteurs, lorsqu’Il dit (2) [95/b] [Il dit] (3) : « Le Tout Miséricordieux (1) ; Il a enseigné le Coran (2) ; Il a créé l’homme » (4) [ar-Raḥmân : 1-3].

Section

Quant à la parole de celui qui dit : « Ou peut-être les muftis ont-ils omis de lui mentionner l’affranchissement parce qu’elle en connaissait déjà la règle, et ne lui ont exposé que la règle relative au serment auquel il était associé, à savoir l’expiation »,

(1) Fatawa al-Kubrā (vol. 6, p. 521) ; Minhāj as-Sunna (vol. 2, p. 551). (2) C’est à partir d’ici que s’instaure un dysfonctionnement dans l’ordre de certaines feuillets du manuscrit d’origine. (3) La quantité d’un mot a été effacée ; la lecture que j’ai proposée est envisageable. (4) Tel quel dans l’original, le témoin étant le verset suivant : {« Il lui enseigna l’expression »}. (5) Peu lisible dans l’original ; on peut retenir la lecture que j’ai établie. (6) Dans l’original : (al-maʿrūfa), la forme retenue étant celle de l’édition « al-Taḥqīq ». (7) « Al-Taḥqīq » (40 / b).
الجواب [الخامس] : أن هذه مولاة أبي رافع، وأبو رافع كان مملوكها، وليس في الحديث أنها كانت قد أعتقته. [الجواب السادس] : أن من ليس له مملوك لا يقول في يمينه: وكل مملوك لي حر؛ ولا جرت في عادة الناس بذلك، كما أن من ليس له امرأة لا يقول في يمينه: كل امرأة لي طالق. ومن ليس له ماشية لا يقول: وكل بعير لي هدي. ومن ليس له دار لا يقول: كل دار لي وقف. ومعلومٌ أَنَّ المرجع في دلالة الألفاظ واللغات إلى عادة الناس التي اعتقدوها في خطابهم فإذا حملنا كلام المتكلم على ما لم تجر عادة مثله بإرادته = فسد الاستدلال باللغات (١) ، وانسدَّ باب البيان الذي امتن الله ــ عزو جل ــ به على عباده حيث (٢) [٩٥/ ب] [يقول] (٣) : {الرَّحْمَنُ (١) عَلَّمَ الْقُرْآنَ (٢) خَلَقَ الْإِنْسَانَ} (٤) [الرحمن: ١ - ٣] . فصلٌ وأما (٥) قول القائل: (أو يكون المُفْتُون تركوا ذكر العتق لها لعلمها به، وذكروا لها حكم اليمين المقرونة (٦) به وهو التكفير) (٧) .
(١) الفتاوى الكبرى (٦/ ٥٢١)، منهاج السنة (٢/ ٥٥١). (٢) من هنا يبدأ الخلل في ترتيب بعض الورقات في الأصل. (٣) طمس مقدار كلمة، يحتمل ما أثبتُّ. (٤) كذا في الأصل، والشاهد هو الآية التالية: {عَلَّمَهُ الْبَيَانَ}. (٥) غير واضحة في الأصل، وتحتمل ما أثبتُّ. (٦) في الأصل: (المعروفة)، والمثبت من «التحقيق». (٧) «التحقيق» (٤٠/ ب).

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