Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Cela a été exposé ailleurs (1).

Quant à l’introduction d’une éventualité dans le récit des situations, elle concerne les faits rapportés au sujet du Prophète — que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui — lorsqu’il accomplit un acte pouvant recevoir deux interprétations, comme le hadith dans lequel Bilâl rapporte qu’il pria deux rakʿa dans la Maison (2). Or, celui qui prie accomplit tantôt une prière obligatoire, tantôt une prière surérogatoire, et une même prière ne saurait être simultanément surérogatoire et obligatoire. En effet, l’acte n’a pas la portée générale que possède la parole ; il est donc inconcevable d’affirmer : « Les deux rakʿa étaient obligatoires et étaient en même temps surérogatoires. »

Ainsi, lorsqu’il fut question du serment de cette femme et qu’elle déclara : « Si je ne te sépare pas de ton épouse, que tout mon bien soit destiné en offrande (hady), que tout esclave qui m’appartient soit affranchi, et que je sois un jour juive et un jour chrétienne », chacun des Compagnons lui ordonna de s’acquitter de l’expiation de son serment de façon absolue. Il ne s’agissait en réalité que d’un seul serment, prêté au sujet d’un acte unique accompagné de ces corollaires, et aucun d’entre eux ne lui demanda : « Possèdes-tu un esclave ou non ? » Cela constitue donc une preuve parmi les plus fortes — mieux : une preuve catégorique — qu’ils lui ont émis la fatwâ de l’expiation pour l’ensemble des éléments évoqués, qu’elle possède des esclaves ou non.

(1) Majmūʿ al-fatāwā (t. 20, p. 490-494, 515, 519) ; al-fatāwā al-kubrā (t. 1, p. 244 et suiv., 441 et suiv.) ; Mukhtaṣar al-fatāwā al-miṣriyya, p. 15 ; Jāmiʿ al-masā’il (t. 3, p. 339). (2) Rapporté par al-Bukhārī (n° 1114) d’après le hadith d’Ibn ʿUmar (qu’Allah soit satisfait d’eux deux), et également recueilli par Muslim (n° 1329) sans mention des deux rakʿa.
بُيِّنَ في موضع آخر ــ (١) . وأما تطريق الاحتمال إلى حكاية الأحوال فهي ما يحكى من حال النبي - صلى الله عليه وسلم - أنه فعل فعلًا يحتمل وجهين، مثلما روى بلال أنه صلى في البيت ركعتين (٢) ، والمصلي تارة يصلي فرضًا وتارة يصلي نفلًا، والصلاة الواحدة لا تكون نفلًا وفرضًا، فإنَّ الفعل لا يعم كما يعم القول، فلا يمكن أن يقال: كانت الركعتان فرضًا وكانتا نفلًا. فهؤلاء الصحابة لما ذكرت يمينها وأنها قالت: إنْ لم أُفَرِّق بينك وبين امرأتك فمالي هدي وكل مملوك لي حر وأنا يومًا يهودية ويومًا نصرانية؛ وأمرها كل واحد بكفارة يمينها مطلقًا، وهي يمين واحدة حلفت بها على فعل واحد بهذه اللوازم، ولم يسألها أحد منهم هل لك مملوك أم لا؟ = كان هذا مما يدل دلالة من أقوى الدلالات؛ بل دلالة قطعية على أنهم أفتوها بالكفارة في الجميع، وسواء كان لها مملوك أم لم يكن.
(١) مجموع الفتاوى (٢٠/ ٤٩٠ - ٤٩٤، ٥١٥، ٥١٩)، الفتاوى الكبرى (١/ ٢٤٤ وما بعدها، ٤٤١ وما بعدها)، مختصر الفتاوى المصرية (ص ١٥)، جامع المسائل (٣/ ٣٣٩). (٢) أخرجه البخاري (١١١٤) من حديث ابن عمر - رضي الله عنهما -، وهو في مسلم (١٣٢٩) دون ذكر الركعتين.

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