Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Ceci – également – met en évidence l’erreur de l’autre interprétation, à savoir son affirmation :

« Il se peut qu’elle ne possédait aucun esclave au moment du serment. »(1)

Car, outre qu’elle contredit le sens même du ḥadîṯ, cette assertion va à l’encontre de ce sur quoi les savants se sont accordés quant à la compréhension de ce ḥadîṯ, ainsi que de ce qu’ils ont rapporté de ces Compagnons.

Quatrième réponse(2) : la femme venue demander une fatwâ fut interrogée, l’un après l’autre, par les Compagnons, et elle exposait à chacun d’eux son serment en déclarant :

« J’ai dit : Si je n’accomplis pas telle chose, alors tout esclave qui m’appartient est affranchi. »

Or aucun d’eux ne lui demanda : « Possèdes-tu des esclaves ou n’en possèdes-tu pas ? », ni ne lui dit : « Acquitte l’expiation de ton serment, à l’exception de l’affranchissement. » L’omission de la demande de précision, dans la narration d’un fait alors même que l’hypothèse subsiste, est considérée comme ayant valeur de généralité dans l’énoncé(3).

(1) «Al-Taḥqīq», 40/B. (2) À l’origine : «le troisième», ce qui est erroné ; la troisième réponse a été donnée précédemment (p. 334). Je me borne ici à signaler la correction des réponses suivantes. (3) Majmūʿ al-fatāwā (21/496, 515, 527, 572) ; al-Fatāwā al-Kubrā (1/248, 395, 443 ; 6/301) ; Mukhtaṣar al-fatāwā al-miṣriyya (p. 16) ; Sharḥ ʿUmdat al-fiqh (2/292). Cette règle a été attribuée à al-Shāfiʿī par Ibn Taymiyya et d’autres, que Dieu lui fasse miséricorde, alors qu’elle n’apparaît dans aucun de ses écrits ; comme l’observe as-Subkī dans al-Ashbāh wa’n-Naẓāʾir (2/139) : «Et si je ne l’ai pas trouvée consignée dans ses textes, son école l’en a cependant transmise ; elle est en vérité le langage de la Charia authentique, sous la plume d’Abū l-Maʿālī, que Dieu l’agrée.» [Note : c’est, d’après mes constatations, le témoignage le plus ancien à lui avoir été attribué.] Voir encore : al-Burhān (1/237) ; al-Qawāṭiʿ fī uṣūl al-fiqh (1/348) ; Dalālāt al-alfāẓ ʿinda Shaykh al-Islām (2/603). Cette règle n’est pas exclusive aux shâfiʿites ; les Ḥanbalites l’ont également appliquée, comme l’atteste al-Majd dans al-Maswadda (1/263) : «Ceci ressort clairement des propos de l’imam Aḥmad, que Dieu lui fasse miséricorde ; il a invoqué à de multiples reprises de tels arguments, tout comme nos partisans, et les exemples sont nombreux.»
وهذا ــ أيضًا ــ مما يُظهر خطأ التأويل الآخر، وهو قوله: (يحتمل أنه لم يكن لها مملوك حين الحلف) (١) ، فإنَّ هذا مع مخالفته لمدلول الحديث، هو خلاف ما اتفق العلماء على فهمه من هذا الحديث، وخلاف ما نقلوه عن هؤلاء الصحابة. الجواب الرابع (٢) : أنَّ المستفتية خاطبها واحد بعد واحد من الصحابة، وهي تخبر كل واحد منهم بيمينها، وتقول: قلتُ: إنْ لم أفعل كذا فكل مملوك لي حر، ولم يسألها أحد منهم: هل لك مملوك أم ليس لك مملوك؟ ولا قال لها: كَفِّرِي يمينك إلا العتق، وترك الاستفصال في حكاية الحال مع قيام الاحتمال يُنَزَّلُ منزلة العموم في المقال (٣) .
(١) «التحقيق» (٤٠/ ب). (٢) في الأصل: (الثالث) وهو خطأ؛ فالجواب الثالث تقدم في (ص ٣٣٤)؛ وأكتفي بالتنبيه هنا على تعديل الأجوبة التالية. (٣) مجموع الفتاوى (٢١/ ٤٩٦، ٥١٥، ٥٢٧، ٥٧٢)، الفتاوى الكبرى (١/ ٢٤٨، ٣٩٥، ٤٤٣) (٦/ ٣٠١)، مختصر الفتاوى المصرية (ص ١٦)، شرح عمدة الفقه (٢/ ٢٩٢). وهذه القاعدة نسبها ابن تيمية وغيره إلى الشافعي - رحمه الله - وليست في شيءٍ من كتبه؛ ولذا قال السبكي في الأشباه والنظائر (٢/ ١٣٩): وهذا وإنْ لم أجده مسطورًا في نصوصه، فقد نقله عنه لسان مذهبه؛ بل لسان الشريعة على الحقيقة أبو المعالي - رضي الله عنه -. اهـ وهو أقدم من نقلها عنه على ما وقفتُ عليه. انظر: البرهان (١/ ٢٣٧)، القواطع في أصول الفقه (١/ ٣٤٨)، دلالات الألفاظ عند شيخ الإسلام (٢/ ٦٠٣). وهذه القاعدة لم يختص بها الشافعية بل عمل بها الحنابلة أيضًا؛ فقد قال المجد في المسوَّدة (١/ ٢٦٣): وهذا ظاهر كلام الإمام أحمد - رحمه الله -؛ لأنه احتجَّ في مواضع كثيرة بمثل ذلك، وكذلك أصحابنا؛ وأمثلة ذلك كثيرة.

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