et ce qu’il avance de plus solide que cela se borne à établir, sur la question, une transmission provenant de quelques savants ; il ne dispose d’aucun isnâd pour chacun d’eux pris individuellement, d’autant que, d’après lui, les savants ne se sont guère appliqués à relayer les doctrines des Salaf. Ainsi, si la connaissance des paroles de certains d’entre eux est, à ses yeux, un point qui appelle la suspension du jugement, (1) pourquoi ne suspend-il pas, de la même façon, son jugement quant à la transmission des doctrines de l’ensemble d’entre eux, alors qu’il n’existe à ce sujet aucune chaîne continue, et même (2) que les transmissions sont de type mursal ? Il n’est, en effet, personne, parmi ceux qui rapportent le consensus, qui mentionne nommément chacun des savants parmi les Compagnons et les Successeurs… (3)
Quant au fait de placer ce qu’a rapporté ʿUthmân ibn Ḥâḍir au-dessus de ce qui est rapporté par (4) quelqu’un de plus fiable que lui, aucun homme de science ne l’accepte.
Il ressort donc que l’avis de l’ensemble des savants – (5) avis qui concorde avec la mention du serment conditionné par l’affranchissement dans le ḥadîṯ de Laylâ bint al-ʿAjmâʾ – est qu’ils lui ont (6) prescrit l’expiation lorsqu’elle a déclaré (7) : « Si je fais telle chose, alors tout esclave qui m’appartient est affranchi. » Quant à celui qui accrédite cette (8) version tout en prétendant qu’ils ne lui ont prescrit l’expiation que pour un cas autre que l’affranchissement, il se trouve – outre qu’il contredit (9) les savants musulmans unanimes sur le contraire – dans une erreur manifeste.