Cela constitue un défaut touchant à la substance même du ḥadîṯ – avec un ajout – (1) [87/b] Mālik (2).
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Quant à sa parole : « Cet écart et cette confusion imposent de suspendre tout jugement au sujet de ce récit » (3), il y a plusieurs réponses :
Premièrement : c’est totalement infondé, d’un commun accord entre les gens de science. Tous ont accueilli ce récit avec agrément, de la même façon qu’ils reçoivent les informations authentiques semblables ; ils en rapportent intégralement le contenu d’après ces Compagnons, et ils ne se sont disputés sur rien, si ce n’est sur la mention de l’affranchissement. En effet, Imâm Aḥmad n’en a eu connaissance que par la voie d’al-Taymī, tandis que ceux à qui est parvenue la chaîne d’Ašʿaṯ ibn ʿAbd al-Malik – en plus de celle d’al-Taymī – n’ont émis aucune réserve quant à la mention de l’affranchissement ; bien au contraire, ils ont tenu pour assuré que l’avis juridique en question avait été transmis de la part des Compagnons cités dans la narration. Ainsi, même ceux qui ne partagent pas cet avis ont déclaré le ḥadîṯ authentique : tel Ibn Ḥazm qui l’a explicitement validé, ou Ibn Ǧarīr aṭ-Ṭabarī qui l’a solidement établi.
Deuxièmement : lorsqu’un récit est transmis par des chaînes aussi fermes – répondant aux conditions les plus rigoureuses d’al-Bukhârî et de Muslim –, par plusieurs voies, et par des narrateurs connus pour leur véracité, leur piété, leur science et leur fiqh, comment pourrait-on suspendre son acceptation sous le simple prétexte que l’on ignore la tribu de la femme venue demander la fatwā ? Ou parce qu’Abû Râfiʿ n’aurait pas su qui était son maître, à supposer même que cela soit avéré ? Ou parce que certains