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Quant à son affirmation : « Ils ont divergé au sujet de la formulation du serment » (1), cela est erroné : il n’y a pas, en réalité, de divergence quant à la formulation du serment. En effet, la parole de Bakr et d’Ašʿaṯ rapportant qu’elle avait dit : « Tout esclave qu’elle possède est affranchi si elle ne les sépare pas », ne contredit en rien la version de Jisr selon laquelle elle a juré par l’affranchissement ; car une telle déclaration est, sans aucun doute, qualifiée de serment d’affranchissement. Or, lorsque des narrateurs dignes de confiance rapportent un élément supplémentaire que d’autres n’ont pas mentionné, cela n’est pas compté, auprès des gens de science, comme une divergence entachant le ḥadîṯ ; bien au contraire, un grand nombre de traditions consignées dans les deux Ṣaḥîḥ et ailleurs se présentent sous cette forme (2).
De même, l’injonction d’accomplir l’expiation n’a été niée par aucun des rapporteurs (3) ; tous l’ont au contraire évoquée. Cependant, certains abrègent le récit et ne le rapportent que d’Ibn ʿUmar parce qu’il l’a reprise plus que les autres, tandis que d’autres le relatent dans son intégralité et le transmettent d’après les trois Compagnons.
Il a déjà été expliqué que la majorité des savants ont mentionné l’expiation dans ce récit de la part de l’ensemble des Compagnons ; et quand bien même on supposerait qu’elle ait été omise pour certains d’entre eux, il n’existe aucun désaccord sur le fait que certains Compagnons ont ordonné l’expiation, et l’objectif est ainsi atteint. Un phénomène similaire se rencontre fréquemment dans les ḥadîṯ du Prophète – paix et salut d’Allâh sur lui – ; dans des traditions dont l’authenticité fait l’unanimité, la variété des formulations est même plus grande que cela.
Ainsi, dans le ḥadîṯ d’Ibn ʿUmar : « Le Messager d’Allâh – paix et salut sur lui – a prescrit la Zakât al-Fiṭr pour tout individu, petit ou grand, homme ou femme [libre ou esclave] » (4). Mālik et d’autres ont ajouté : « parmi les musulmans » (5), et cela n’a pas été considéré