Il était l’esclave de la cousine paternelle de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb.
Ibn ʿUmar dit : « Expie ton serment. »(1) Cela montre qu’il ne s’agit pas d’Abû Râfiʿ, le mawlâ du Prophète - صلى الله عليه وسلم -, car celui-ci n’a jamais été la propriété de Laylâ bint al-ʿAjmāʾ, que les savants tiennent unanimement pour la cousine paternelle de ʿUmar.
Si quelqu’un prétend : « Il se peut qu’il s’agisse d’Abû Râfiʿ, le mawlâ du Messager d’Allâh - صلى الله عليه وسلم -. »
On lui répond : Même si cela était avéré, cela ne porterait aucun préjudice au ḥadîth ; bien au contraire, cela ne ferait que le renforcer, car Abû Râfiʿ, le mawlâ du Messager d’Allâh - صلى الله عليه وسلم -, compte parmi les Compagnons et il est donc plus éminent qu’Abû Râfiʿ le forgeron-orfèvre. Et si celui qui l’a identifié comme le mawlâ du Prophète - صلى الله عليه وسلم - s’est trompé, l’erreur de cette personne n’entame en rien l’authenticité du ḥadîth.
Il apparaît donc que le ḥadîth est solide et bien établi dans tous les cas ; nous n’avons nul besoin(2) de nous attarder sur ce qu’al-Bukhârî a rapporté dans son Târîkh, puisqu’il n’a pas, en premier lieu, affirmé explicitement que la personne mentionnée dans le ḥadîth afférant à l’affranchissement — ʿAbd ar-Raḥmân ibn Abî Râfiʿ — était un Compagnon du Prophète - صلى الله عليه وسلم -. Il n’a fait que rassembler les différentes chaînes de transmission afin que l’on sache ce qui a été rapporté et que l’on distingue les récits entre eux. C’est pourquoi il cite : « Ibn Abî Râfiʿ d’après son père, mawlâ de Ḥafṣah », alors qu’il est notoire qu’il ne s’agit pas d’Abû Râfiʿ, le mawlâ du Prophète - صلى الله عليه وسلم -. On peut même dire qu’il s’agit du forgeron-orfèvre et qu’il l’a attribué(3) à Ḥafṣah comme on l’a attribué à son père. Et si l’on supposait que certains aient pensé qu’il s’agissait de ce dernier, cette supposition est assurément erronée(4) ; et, même si elle se révélait exacte, elle ne nuirait pas à la validité du ḥadîth.
Quant à l’objection de celui qui dit : « Abû Râfiʿ le forgeron-orfèvre ne saurait être à la fois son esclave et le mawlâ du Prophète… »