quant au fait de les reconnaître.
De même, à propos d’Abû Râfiʿ, l’affranchi du Messager d’Allâh – paix et bénédiction d’Allâh sur lui –, on dit qu’il fut l’affranchi du Prophète – paix et bénédiction sur lui – ; d’autres ont affirmé qu’il était l’affranchi de al-ʿAbbâs. Cette divergence entame-t-elle la connaissance nécessaire à son sujet pour la science ?
Quatrièmement : cette femme n’est pas la narratrice (1) du ḥadîth, de sorte qu’il serait indispensable de la connaître ; elle n’est que celle qui posa la question. Le narrateur est son affranchi, Abû Râfiʿ, qui est, lui, connu de façon unanime parmi les savants. Même si le nom de cette femme n’avait pas été mentionné, cela n’aurait aucunement porté atteinte à la connaissance de la réponse des Compagnons ; c’est pourquoi elle n’est pas nommée dans certaines versions. La mention de son nom, et le fait de l’identifier, ne sont donc pas nécessaires.
Dès lors, si l’on admet qu’il existe une divergence à ce sujet, elle porte sur un point extérieur à l’objectif visé et n’affecte nullement la connaissance de cet objectif.
Il en va de même pour les trois hommes qui furent laissés en arrière, évoqués dans la Parole du Très-Haut :
« … et aux trois qui furent laissés en arrière » (at-Tawbah : 118).
Pour reconnaître qu’Allâh a agréé leur repentir, il n’est pas besoin (2) de connaître leurs noms. Et lorsque ceux-ci nous sont connus, à savoir : Hilâl ibn Umayya, Kaʿb ibn Mâlik et Murâra ibn ar-Rabîʿ, az-Zuhrî a rapporté, dans sa version, que Murâra ibn ar-Rabîʿ et Hilâl ibn Umayya avaient assisté à Badr (3), tandis que d’autres traditions le contredisent ; certains disent même : Murâra ibn Rabîʿa. Une divergence de cet ordre n’entame pas la connaissance de leurs noms, à plus forte raison ne saurait-elle porter atteinte à la compréhension (4) du message que recèle leur histoire.