d’après Yaḥyā ibn Ayyūb, d’après Ḥumayd, d’après Thābit al-Bunānī ; ainsi que par la voie de Bakr ibn ʿAbd Allâh al-Muzanī, d’après Abû Râfiʿ.
Or Abû Râfiʿ était l’esclave de Laylâ bint al-ʿAjamâʾ, fille de la tante paternelle de ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allâh l’agrée ; et, dans le ḥadîth rapporté par ʿAbd al-Raḥmân ibn Abî Râfiʿ d’après son père, il est précisé qu’il appartenait à la fille de l’oncle paternel de ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb.
Quant à la formulation : « une femme parmi les Anṣâr », elle provient uniquement de la narration de Jisr ibn al-Ḥasan ; toutes les autres versions mentionnent : « Laylâ bint al-ʿAjamâʾ », sans préciser qu’elle fût Anṣârienne ni qu’elle fût la fille de son oncle paternel. Quoi qu’il en soit, cette femme est connue par son nom et par celui de sa mère : Laylâ bint al-ʿAjamâʾ. Il s’agit d’un nom rare, sans homonyme connu – alors même que l’homonymie abonde dans les noms propres – ; elle se distingue donc par ce nom, bien identifiée des savants, sans qu’aucune confusion ne soit possible (1).
Que l’on dise qu’elle fut Anṣârienne [ou Quraychite] (2), qu’elle ait été la fille de la tante paternelle ou d’un cousin paternel de ʿUmar : l’ignorance ou la divergence à ce sujet (3) ne porte aucun préjudice, même si nous ne la connaissions pas et ne pouvions la distinguer d’une autre. Seul un ignorant (4) ou un obstiné verrait là un motif de critique, car nombre (5) de personnages éminents font l’objet de divergences quant à certains aspects de leur généalogie (6), sans que cela n’entame leur crédibilité.