une divergence qui, en réalité, n’en est pas une ; la légère variante transmise isolément par certains narrateurs ne porte aucun préjudice. Mettre en cause ce ḥadīth pour un motif si insignifiant contredit le consensus des savants anciens et postérieurs : tous ont reçu cet aṯar avec foi, l’ont accepté et déclaré authentique. La grande majorité des spécialistes du ḥadīth l’ont mis en pratique ; ceux qui ne l’ont pas appliqué n’en ont pas moins reconnu son authenticité et n’ont formulé aucune critique à son encontre – ils l’ont seulement opposé à d’autres preuves. Dès lors, quiconque le récuse s’oppose au consensus des traditionnistes connaisseurs des transmissions (1).
Deuxièmement : les rapporteurs de ce ḥadīth comptent parmi les plus éminents savants musulmans et les plus fiables (2).
Ainsi, plusieurs l’ont rapporté d’Abū Rāfiʿ, notamment Thābit al-Banānī et Bakr ibn ʿAbd Allāh al-Muzanī, tous deux faisant autorité, unanimement reconnus parmi les narrateurs les plus sûrs des musulmans et retenus par al-Bukhārī et Muslim. Ils ont en outre été corroborés par ʿAbd al-Raḥmān [ibn Abī] (3) Rāfiʿ et ʿAlī ibn Zayd ibn Judʿān.
Par ailleurs, plusieurs rapporteurs dignes de confiance (4) l’ont transmis d’après Bakr : Sulaymān al-Taymī, Ḥumayd al-Ṭawīl, Ashʿath ibn ʿAbd al-Malik [al-Ḥamrānī] (5), Ghālib al-Qaṭṭān et Jasar ibn al-Ḥasan. La seule présence de certains d’entre eux – appartenant aux narrateurs fiables des deux Ṣaḥīḥ (6) – suffit déjà.
Plusieurs savants l’ont également rapporté d’après Sulaymān al-Taymī, tels que : Yaḥyā ibn