à Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde –, je me résolus à m’y consacrer pleinement. Je tentai ensuite de me procurer d’autres copies de l’ouvrage afin de combler le manque existant au début, de corriger les lacunes présentes au milieu et de faciliter la lecture des passages difficiles. Commença alors une phase de recherche du cahier manquant et d’un autre exemplaire du livre, qui dura plusieurs mois ; cependant, malgré tous les efforts déployés, je n’aboutis à aucun résultat. Peut-être cela me sera-t-il facilité, à moi ou à d’autres, ultérieurement.
Le livre que vous tenez entre vos mains, cher lecteur, compte parmi les écrits les plus volumineux du Shaykh de l’Islam Ibn Taymiyya – qu’Allah lui fasse miséricorde – au sujet du divorce conditionnel ; ses opinions, les preuves sur lesquelles il fonde son avis et ses réfutations des arguments de ses contradicteurs y sont exposées en détail, alors qu’elles ne figurent dans ses autres fatwas et épîtres que sous une forme abrégée.
L’importance de cet ouvrage réside également dans le fait qu’il constitue une réponse à l’objection d’un jurisconsulte, l’un des plus éminents fuqahâ shâfiʿites de son temps, qui avait même atteint le rang d’ijtihâd (1). Cette objection est considérée comme l’une des plus puissantes répliques jamais rédigées contre la fatwâ d’Ibn Taymiyya sur cette question, au point qu’Ibn Taymiyya, comparant la présente réfutation à celles d’autres auteurs, la décrivit en ces termes (2) : « … ainsi que l’a prétendu cet objecteur – à savoir al-Subkî – qui a surpassé ses pairs et dont la supériorité sur eux s’est manifestée en accomplissant ce qu’ils sont incapables d’accomplir. »
Il déclara encore ailleurs (3) : « Et la voie qu’il a empruntée dans “Al-Taḥqîq fî al-Taʿlîq” – ainsi qu’il a intitulé son traité –, la minutie avec laquelle il en a examiné les significations, les traditions qu’il y a rapportées, et le matériau de transmission et de recherche qu’il y a rassemblé, tout cela lui a permis de devancer les autres » (4).