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Quant à son affirmation :
« Il existe également une divergence entre les deux voies de transmission ; la preuve en est que, dans la première, Ḥafṣah et Zaynab se sont rendues auprès d’elle, tandis que, dans [le manuscrit] 84/A, il est rapporté qu’elles lui ont simplement envoyé quelqu’un » (1),
la réponse est la suivante :
Il s’agit là d’une inadvertance manifeste. En effet, dans le ḥadith rapporté par Sulaymān al-Taymī, il n’est nullement dit que Ḥafṣah se soit déplacée ; il n’y est rapporté que la venue de Zaynab, tandis que Ḥafṣah – qu’Allah l’agrée – s’est contentée d’envoyer quelqu’un. C’est ainsi que l’a mentionné l’auteur de la réplique (2), dans la voie qu’il tient d’al-Aṯram : « ʿĀrim nous a rapporté, Muʿtamir ibn Sulaymān nous a rapporté, mon père nous a rapporté », puis il cita le récit :
« Je me rendis auprès de Ḥafṣah, Mère des croyants ; elle envoya quelqu’un auprès d’elle et celle-ci vint. Elle dit : ô Mère des croyants, qu’Allah me fasse sacrifice pour toi, elle a prononcé la formule : “Tout esclave qui lui appartient est affranchi.” »
Tel est également le contenu de la narration de Yaḥyā ibn Saʿīd, d’après al-Taymī, ainsi que de toutes les autres versions : seule Zaynab, accompagnée d’Ibn ʿUmar, se rendit auprès d’elle, tandis que la Mère des croyants – qu’Allah soit satisfait d’elle – ne se déplaça point.
Et cela est conforme à la convenance : les Mères des croyants ont, en effet, été enjointes de demeurer dans leurs demeures, et il ne leur seyait pas de sortir comme les autres femmes. Quant à Zaynab – qu’Allah l’agrée –, il est précisé qu’elle vint auprès d’elle.
Elle dit : « Y a-t-il Hārūt et Mārūt dans la maison ? »
Elle répondit : « Ô Zaynab, elle a dit : “Tout esclave qui lui appartient est affranchi.” »
Le ḥadith opère donc une distinction nette entre Zaynab et Ḥafṣah : Zaynab se déplaça, alors que Ḥafṣah ne vint pas, contrairement à ce qu’avance celui qui, dans ses propos, prétend saisir fidèlement la teneur du récit.