Il a rapporté la mention de l’affranchissement ; et, dans la version de la femme ayant prêté serment, celle-ci déclara : « Tout esclave qui m’appartient est affranchi. » Quant à cet autre, il a dit : « J’ai juré par l’affranchissement. » Quel esprit sensé pourrait contester qu’il est préférable de concilier les deux versions plutôt que de les opposer ?! Quand bien même l’expression « j’ai juré par l’affranchissement » vaudrait tout autant pour un serment d’affranchissement que pour un serment formulé sous la forme d’un vœu d’affranchissement, et quand bien même l’on dirait qu’elle englobe les deux catégories, cela constituerait une preuve en notre faveur. Quant à restreindre cette expression au seul serment lié à un vœu, (1) nul homme qui sache ce qu’il dit ne le soutiendrait ; comment, dès lors, pourrait-on l’y circonscrire ?!
Ce shaykh qui corrobore al-Taymî […] (2) il nous suffit qu’il mentionne l’ʿatâqa, devenant ainsi un corroborateur de celui qui a évoqué l’ʿitq […] (3) Son seul témoignage concernant la formule de son serment nous suffirait ; que dire lorsqu’Ashʿath vient le confirmer ?
Si (4) l’on établit la présence de la mention du serment par l’ʿatâqa, il s’ensuit que ces trois narrateurs ont bel et bien mentionné le serment par l’ʿitq ; il devient donc (5) [83/b] impératif, de façon catégorique, de préférer leur version à celle de Ḥumayd et d’un autre narrateur de rang moindre qui n’ont pas mentionné l’affranchissement. En vérité, quand bien même ces deux-là (6) nierait la mention de l’affranchissement en disant : « Il n’a pas mentionné l’affranchissement », tandis que ces trois affirmeraient : « Au contraire, il l’a mentionné », il faudrait nécessairement donner la prépondérance à leur narration.
Or, une fois établi qu’il s’y trouve mention de l’affranchissement, al-Taymî et Ashʿath ont précisé que la formulation de la femme ayant prêté serment était :