Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

plutôt que de l’interpréter de façon à les confirmer.

Et si l’on objecte : « La formulation du serment fondé sur l’affranchissement est, en réalité, de portée générale, tandis que la consultante n’a posé sa question qu’au moyen d’une expression renvoyant à un cas particulier, expression qui ne nous a pas été transmise », nous répondrons :

Le fait même que le rapporteur emploie cette expression, ainsi que la réponse qu’il rapporte, prouve que le critère du jugement réside dans le dénominateur commun, général, présent dans les deux situations, et non dans ce qui est propre à l’une d’elles. Dès lors, le narrateur de ce ḥadith a compris, de son informateur, que les Compagnons – qu’Allāh les agrée – plaçaient les deux cas sur le même plan ; cette version se trouve donc en accord avec l’autre, non en contradiction avec elle.

Quand bien même l’on supposerait que cette expression est susceptible de plusieurs sens, l’autre version – transmise par deux chaînes – précise que la question portait sur sa parole : « Tout esclave qui m’appartient est libre », tandis que celui-ci relate, dans sa propre transmission : « Elle a juré par l’affranchissement. » Il est donc plus correct d’interpréter cette version conformément à l’autre, car le principe est l’accord des rapporteurs, non leur divergence.

En effet, si nous la comprenions comme un serment formulé sous la forme d’un vœu (nadhr)(1), il faudrait nécessairement déclarer l’une des deux versions erronée, alors qu’aucun indice, sous quelque forme que ce soit, ne prouve cette erreur. L’interpréter dans un sens concordant implique [la négation de l’erreur, et celui qui la nie](2) prime sur celui qui l’affirme, surtout lorsqu’il s’agit d’un narrateur dont aucune erreur n’est connue. L’erreur dans la transmission est, en vérité, extrêmement rare au regard de son absence, même chez ceux réputés [multiples en erreurs ; car](3) les énoncés sur lesquels ils ne se trompent pas sont, en quantité, des multiples et des multiples de ceux où ils se trompent. Dès lors, le cas rare est assimilé au cas dominant, d’autant plus lorsque

(1) Non clair dans l’original ; il peut admettre le texte que j’ai établi. (2) Non clair dans l’original ; l’ajout de « négation » n’appartient pas au texte source, mais il est requis par le contexte. (3) Ce qui est entre parenthèses n’est pas clair dans l’original ; il est vraisemblable que la lecture que j’ai établie soit la bonne.
حمله على ما يثبتهما. وإن قيل: بل لفظ الحلف بالعتاقة يَعُمُّ، والسائلة إنما سألت بلفظٍ يدل على الخاص، ولم ينقل إلينا ذاك. قيل: إطلاق الناقل لهذا اللفظ والجواب دليلٌ على أَنَّ مناط الحكم هو القدر المشترك العام الموجود في الصورتين لا ما يختص به إحداهما. وحينئذٍ؛ فيكون الراوي لهذا الحديث فَهِمَ ممن حَدَّثَهُ أن الصحابة الذين أجابوا يسوون بين الصورتين، فتكون هذه الرواية موافقة لتلك لا مخالفةً لها. ولو قُدِّرَ أَنَّ هذا اللفظ محتمل، وتلك الرواية من طريقين قد بين أن السؤال كان عن قولها: (كل مملوك لي حر) ، وهذا قال في روايته: (إنه حَلَفَ بالعتاقة) = كان حمل هذه الرواية على ما يوافق تلك أولى؛ فإنَّ الأصل اتفاق الرواة لا اختلافهم. فإنَّا لو (١) حملناه على أنها حلفت بالنذر لَزِمَ تغليطُ إحدى الروايتين، مع أنه لا دليل على غلطه بوجهٍ من الوجوه، وحمله على الموافقة يتضمن [نفي الغلط، والنافي] (٢) للغلط مُقَدَّمٌ على مثبته، لا سيما في حق مَنْ لم يُعْرَف غلطه، وأن الغلط في الرواية نادر جدًّا بالنسبة إلى عدمه حتى في حق المعروفين [بكثرة الغلط؛ فما] (٣) [٨٢/ ب] لا يغلطون فيه من الألفاظ أضعاف أضعاف ما يغلطون فيه. وحينئذٍ؛ فيلحق النادر بالغالب لا سيما من
(١) غير واضحة في الأصل تحتمل ما أثبتُّ. (٢) غير واضحة في الأصل، وزيادة (نفي) ليست في الأصل، ولكن يقتضيها السياق. (٣) ما بين المعقوفتين غير واضح في الأصل، ولعل الصواب ما أثبتُّ.

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