De plus, Ashʿath ibn ʿAbd al-Malik al-Ḥumrānī a corroboré la narration de Sulaymān al-Taymī. Or, ce Ashʿath est d’un rang éminent ; il compte parmi les mujtahidūn de Baṣra et figure parmi les hommes les plus dignes de confiance. Toutefois, la majorité de ce qu’il rapporte relève du fiqh, raison pour laquelle ses transmissions dans les recueils musnad sont peu nombreuses (1).
Al-Bukhârî a dit dans son Târîkh (2) : « Yahyā ibn Saʿīd et Bishr ibn al-Mufaḍḍal (3) considéraient Ashʿath comme fiable. »
Yahyā ibn Saʿīd déclara : « À mes yeux, il est digne de confiance et sûr (4). »
Ibn Maʿīn rapporta : « J’ai entendu Yahyā ibn Saʿīd dire : “Je n’ai rencontré aucun de nos compagnons dont la fiabilité me soit plus établie que la sienne, et, après Ibn ʿAwn, je n’ai trouvé parmi les disciples d’Ibn Sīrīn personne de plus solide que lui.” » (5)
Et Yahyā ibn Maʿīn ajouta : « Ashʿath al-Ḥumrānī est thiqa » (6).
Muḥammad ibn Saʿd (7) dit : « Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī nous a rapporté, affirmant : Abū Ḥurra nous a rapporté que, lorsque al-Ḥasan voyait Ashʿath, il disait : “Apporte ce que tu as, apporte, apporte ce que tu as.” »
Ont rapporté d’Ashʿath : Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī, Rūḥ et al-Naḍr.
Quant à son énoncé : (la formulation oscille entre : « L’affranchissement m’incombe » et : « Mon esclave est affranchi » ; l’auteur a rangé la première dans la catégorie du vœu, lequel nécessite une expiation, à la différence de la seconde) (8),
on dira : cela est erroné à plusieurs égards :