Il l’a établie dans le ḥadith qu’il tenait de son père, et même, chez d’autres que lui, à partir de Muḥammad ibn Abī ʿAdī (1).
Dès lors, il ne fait aucun doute qu’al-Taymī l’a bel et bien mentionnée ; et puisque Ibn Abī ʿAdī ne l’a pas rapportée, l’une des deux hypothèses suivantes s’impose : soit al-Taymī ne la lui a pas citée lorsqu’il la lui a narrée, se contentant d’abréger le ḥadith pour une raison quelconque ; soit il ne la lui a pas rapportée, soit par oubli, soit pour un autre motif.
Quant à son affirmation :
« On accorde la prépondérance à son omission dans la transmission de Bakr, en raison du grand nombre de ceux qui ne l’ont pas rapportée » (2),
nous lui répondons : ils ne sont pas nombreux ; en vérité, ceux qui l’ont confirmée sont à la fois plus éminents et plus nombreux que ceux qui ne l’ont pas confirmée, même si Aḥmad n’avait connaissance que d’une seule voie de transmission, celle d’al-Taymī.
Et s’agissant de son propos :
« Nous ne tranchons pas quant à son authenticité chez al-Taymī et à son omission par Ibn Abī ʿAdī ; une telle certitude n’est imposée ni par la science du ḥadith ni par la science du fiqh et de l’analyse » (3),
nous disons : nous n’avons jamais affirmé qu’Ibn Abī ʿAdī l’avait omise. Ce qui est établi, c’est qu’al-Taymī l’a mentionnée puis qu’elle a été délaissée, soit parce qu’il ne l’a pas rapportée à certaines personnes, soit parce que le transmetteur l’a omise ou oubliée. Jamais nous n’avons prétendu qu’il l’aurait intentionnellement laissée de côté pour un motif déterminé ; cela n’est qu’une possibilité. Or les spécialistes de la science du ḥadith comme ceux de la science du fiqh et de l’analyse s’accordent tous sur ce que nous avons affirmé, à savoir qu’al-Taymī l’a bien mentionnée.