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L’objection dit :
(Le répondant a déclaré (1) : « Cela est éclairé par le fait que certains n’ont pas rapporté cela d’après al-Taymî, jusqu’à la fin. » (2) [79/b]) — quelle étrangeté ! D’où tient-il donc qu’Ibn Abî ʿAdî reconnaîtrait l’authenticité de ce supplément alors même qu’il ne l’a pas transmis ?
Et l’intention d’Aḥmad lorsqu’il a dit :
« Et Ibn Abî ʿAdî n’a pas mentionné, dans le ḥadith d’Abû Râfiʿ, la clause relative à l’affranchissement »,
ne visait rien d’autre que de montrer que la divergence porte, à propos d’al-Taymî, [entre Ibn Abî ʿAdî] et d’autres narrateurs, [tout comme la divergence porte, à propos de Bakr, entre al-Taymî et d’autres] ; ainsi la dissension se renforce et le supplément s’en trouve d’autant plus fragilisé (4).
Réponse :
Personne n’a rapporté qu’Ibn Abî ʿAdî ait rejeté ce supplément ; de même, aucun des transmetteurs le tenant de Bakr ne l’a désavoué, pas plus qu’Abû Râfiʿ ne l’a désavoué. Bien au contraire, il a été confirmé par quelqu’un qui connaît Ibn Abî ʿAdî et le tient pour moins mémorisateur et moins précis que lui : Yaḥyâ ibn Saʿîd al-Qaṭṭân, à propos duquel Aḥmad a dit : « Je n’ai jamais vu — c’est-à-dire de ma vie — quelqu’un de semblable à lui » (5). Il est l’imâm incontesté de cette science ; on ne saurait le comparer à Ibn Abî ʿAdî ni à ses semblables. Ce supplément a également été confirmé par Muʿtamir ibn Sulaymân al-Taymî, lequel est — lui aussi —