Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

De même se trouve le ḥadith selon lequel, pour la milṭāh (1), il est dû la moitié de l’indemnité de la muḍḥa (2) ; puis il renonça à le transmettre lorsqu’il constata que la pratique allait à son encontre (3).

Nombre de traditionnistes détiennent un ḥadith au sujet duquel les gens agissent différemment et, pour cette raison, ils s’abstiennent de le rapporter.

Quant à sa parole :

« Si les Compagnons – comme l’a affirmé l’auteur – étaient conformes à cette version, d’où proviendrait donc la crainte ?! Or cette version est immédiatement postérieure à leur époque, car ceux qui l’ont écartée, Ḥumayd et d’autres parmi les Tābiʿīn, l’ont fait avant l’apparition des postérieurs qui, selon lui, la contredisent. » (4),

on lui répondra :

Ḥumayd ne figurait pas parmi ceux qui étaient renommés pour la délivrance de fatwā et la science du fiqh comme Sulaymān at-Taymī ; c’était plutôt un shaykh très âgé qui vécut après Sulaymān at-Taymī jusqu’à l’année cent quarante et quelques (5).

Quant à ceux qui étaient réputés pour l’opinion (ar-raʾy) en Irak et à Médine, on citera, par exemple, Rabīʿa ar-Ra’y et ʿUthmān al-Battī.

(1) Le terme al-malṭāh s’écrit également al-malṭāt avec al-madd sans hā’, et al-malṭīʾah avec hamza ; c’est la shajja nommée simḥāq. Voir : al-Gharīb al-Muṣannaf (t. 1, p. 238) et Gharīb al-Ḥadīth (t. 3, p. 75), tous deux d’Abū ʿUbayd al-Qāsim b. Sallām ; al-Maqāyīs al-Lughah (t. 5, p. 251) ; al-Mukhaṣṣaṣ d’Ibn Sīdah (t. 1, p. 490). (2) Je ne l’ai pas trouvée en position marfūʿ ; toutefois, ʿAbd al-Razzaq rapporte dans al-Muṣannaf (t. 9, p. 313, n° 17345), Ibn Abī Shaybah (n° 27356) et al-Bayhaqī dans Sunan al-Kubrā (t. 16, p. 334, n° 6293-6295) qu’Umar et ʿUthmān ont fixé pour la malṭāh la moitié de la dîya précisée. Certains ouvrages de gharib indiquent que dans le hadīth il est dit : « on juge pour la malṭāh avec son sang ». Voir : al-Jāmiʿ fī al-ʿIlal wa-l-Fawā’id (t. 2, p. 450). (3) Mālik le rapportait puis cessa de l’enseigner ; interrogé, il répondit : « À notre école, la pratique est autre et l’homme n’est plus parmi nous », désignant Yazīd b. Qusayṭ. Voir : al-Muṣannaf d’Abd al-Razzaq (t. 9, p. 313, n° 17345) ; ce que les anciens rapportèrent de Mālik à Ibn Mukhlad al-ʿAṭṭār (p. 43) ; Gharāʾib Ḥadīth Mālik d’Ibn al-Muẓaffar (p. 73). (4) « at-Taḥqīq » (vol. 38/a). (5) Ajout imposé par le contexte.
وكذلك حديثٌ أَنَّ في المِلْطَاة (١) نصف الموضحة (٢) ، ثم ترك روايته لَمَّا رأى العمل بخلافه (٣) ، وكثير من أهل الحديث يكون عنده حديث عَمِلَ الناس بخلافه فلا يحدث به. وأما قوله: (إذا كان الصحابة ــ كما قال المُصَنِّف ــ على وفق هذه الرواية؛ فمن أين تحصل الهيبة؟! والرواية كانت في إثر عصرهم، لأن المسقطين لها حميد وغيره من التابعين قبل حدوث المتأخرين المخالفين لها بزعمه) (٤) . فيقال له: حميد لم يكن من المشهورين بالفتيا والفقه كسليمان التيمي، بل كان شيخًا مُعَمَّرًا عاش بعد سليمان التيمي [إلى] (٥) سنة بضع وأربعين ومائة، وكان المشهورون بالرأي بالعراق وبالمدينة مثل: ربيعة الرأي وعثمان البَتِّي
(١) الملطاة بالهاء، وبالمد دون هاء، وبالهمز؛ وهي الشَّجَّةُ التي تُسمَّى: السِّمحاق. انظر: الغريب المصنف (١/ ٢٣٨) وغريب الحديث (٣/ ٧٥) كلاهما لأبي عبيد القاسم بن سلَاّم، مقاييس اللغة (٥/ ٢٥١)، المخصص لابن سيده (١/ ٤٩٠). (٢) لم أجده مرفوعًا، وإنما روى عبد الرزاق في المصنف (٩/ ٣١٣/ ح ١٧٣٤٥)، وابن أبي شيبة (٢٧٣٥٦)، والبيهقي في السنن الكبير (١٦/ ٣٣٤/ ح ٦٢٩٣ - ٦٢٩٥) أنَّ عمر وعثمان قضيا في الملطاة بنصف دية الموضحة. وذكرت بعض كتب الغريب أنَّ في الحديث: «يقضى في الملطاة بدمها». وانظر: الجامع في العلل والفوائد (٢/ ٤٥٠). (٣) كان مالك يحدث به ثم ترك التحديث به؛ فسئل عن ذلك فقال: (إنَّ العمل عندنا على غيره، وليس الرجل عندنا هنالك؛ يعني: يزيد بن قسيط). انظر: المصنف لعبد الرزاق (٩/ ٣١٣/ ح ١٧٣٤٥)، ما رواه الأكابر عن مالك لابن مخلد العطار (ص ٤٣)، وغرائب حديث مالك لابن المظفر (ص ٧٣). (٤) «التحقيق» (٣٨/ أ). (٥) إضافة يقتضيها السياق.

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