Parmi les rapporteurs, il en est (1) qui omettaient de mentionner cette addition, bien qu’elle soit attestée dans le ḥadith ; c’est pourquoi, lorsqu’elle fut reconnue authentique (2) auprès d’Abû Thawr, celui-ci s’y conforma.
J’ai dit (3) : Quant à cette première réponse – à savoir que Sulaymân al-Taymî est un transmetteur digne de confiance, solidement établi et plus éminent que ceux qui n’ont pas rapporté l’addition –, elle a déjà été exposée (4).
La réponse consiste à dire : son propos – « Quant à cette première réponse, à savoir que Sulaymân al-Taymî est [thiqa] un transmetteur fermement établi, plus éminent que ceux qui n’ont pas rapporté l’addition ; que cela a déjà été traité ; que ce point est contredit par le grand nombre de ceux qui l’ont mentionnée, ainsi que par la contradiction que lui oppose l’autre athar ; que la prétention se limite à une opposition sans pondération, alors qu’il est obligatoire de préférer la plus forte des deux présomptions » – (5).
On dira donc : il a déjà été établi (6) qu’aucun de ceux qui ont omis l’addition ne rivalise avec Sulaymân al-Taymî, même s’il la rapportait seul (7) ; en réalité, seuls Ḥumayd et un autre l’ont laissée, tandis que trois transmetteurs, plus éminents et plus nombreux que ceux qui l’ont omise, l’ont confirmée.