estimant la distinction trop faible ou non conforme aux fondements de l’imâm, tandis que d’autres maintiennent le texte lorsqu’ils perçoivent cette différence.
Puis, si cette distinction lui paraît appuyée par une indication de la Loi révélée, il invalide l’avis de celui qui assimile les deux cas ; mais si la distinction est d’un ordre pour lequel il ne peut produire d’argument, il tient alors la parole de l’imâm – fût-elle jugée faible au regard de la Sharʿ – comme s’il avait lui-même formulé explicitement cette différence.
Et si le maître de l’école a motivé l’un des deux jugements par une ʿilla générale, ils disent – lorsqu’il appartient à ceux qui admettent la spécification de la ʿilla – qu’il n’est pas permis de lui déduire une opinion contraire ; en revanche, s’il fait partie de ceux qui ne reconnaissent pas la spécification de la ʿilla, l’inférence devient nécessaire, par stricte application de sa cause. C’est ainsi que l’ont exposé le Qâḍî Abû Yaʿlâ et d’autres (1).
Les compagnons d’Aḥmad ont divergé au sujet de la spécification de la ʿilla, rapportant deux avis. Or, ce que laisse entendre l’opinion la plus répandue d’après ses propos et ceux des autres imams, c’est que la ʿilla peut être spécifiée en raison de la défaillance d’une condition ou de l’existence d’un empêchement. Quant à la spécification lorsque les deux situations sont identiques quant aux significations qui imposent ou empêchent le jugement, elle n’est pas admise. Et si l’on suppose que certains imams autorisent la spécification de la ʿilla sans absence de condition ni présence d’empêchement, comme il a été mentionné