Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

Quant au divorce, ils ont rapporté à ce sujet un ḥadîth doté d’une chaîne de transmission (1).

Réponse : Ceci est la parole de quelqu’un qui n’a pas saisi ce qu’a exposé le répondant, ni ce qui est d’usage chez les gens de science, à savoir déduire la réponse d’une question à partir d’une autre. En effet, le répondant n’a jamais prétendu qu’Aḥmad serait resté silencieux sur la question de l’affranchissement, ni que l’avis textuel attribué à l’imâm se limiterait à l’expiation, au point qu’on puisse dire : « Son propos particulier l’emporte sur son propos général. »

Au contraire, le répondant a mentionné que la parole textuelle d’Aḥmad établit une distinction entre le serment lié à l’affranchissement et les autres serments ; tel est également l’avis d’al-Shâfiʿî, d’Isḥâq et d’autres. Lorsque cette distinction est explicitement formulée, on ne peut affirmer qu’ils aient expressément (2) posé l’assimilation ; on dira plutôt : voilà l’opinion rapportée. Or Aḥmad, en d’autres passages, a exprimé des propos qui contredisent cette position ; il possède donc une autre opinion, déduite, qui s’oppose à l’avis textuel.

[73/b] Comme c’est la coutume chez les disciples des imams, ils agissent ainsi dans leurs réponses lorsqu’ils constatent que l’imam a statué sur deux questions identiques par deux réponses contradictoires ; et si aucun mujtahid ne peut discerner de différence entre les deux cas, ils s’accordent alors pour procéder à l’inférence, afin qu’on ne puisse soutenir que l’imam a professé une opinion à laquelle nul mujtahid ne saurait adhérer. S’il existe entre les deux situations une distinction recevable par un mujtahid, certains procèdent à l’inférence lorsqu’ils la perçoivent

(1) «Al-Taḥqīq» (t. 37, a–b), ainsi que le passage figurant entre parenthèses dans Al-Taḥqīq et dans Majmūʿ al-Fatāwā (t. 33, p. 191). (2) L’encre est très foncée, et c’est ainsi que j’ai lu le mot. (3) Tel quel dans l’original ; on peut toutefois proposer la lecture : «waqafū» (وقفوا).
الطلاق، ورووا في هذا حديثًا مسندًا) (١) . والجواب: أَنَّ هذا كلام مَنْ لم يفهم ما ذكره المجيب، ولا ما هو عادة أهل العلم من تخريج الجواب في إحدى المسألتين إلى الأخرى؛ فإنَّ المجيب لم يَدَّعِ أَنَّ أحمد سكت عن الجواب في العتق، ولا أَنَّ مذهبه المنصوص عنه هو الكفارة، حتى يقال: خاصُّ كلامِهِ يقضي على عامِّه. بل المجيب قد ذكر أَنَّ قوله المنصوص عنه هو الفرق بين الحلف بالعتق وغيره، وهذا قول الشافعي وإسحاق وغيرهما، ومع التصريح بالفرق لا يقال إنهم صَرَّحُوا (٢) بالتسوية، لكن يقال: هذا هو القول المنصوص، وقد نص أحمد في مواضعَ أُخَر على ما يناقض هذا؛ فيكون له قول آخر مخرَّج يناقض هذا القول المنصوص. [٧٣/ ب] كما جرت عادة أتباع الأئمة يفعلون ذلك في أجوبتهم إذا قضوا (٣) في مسألتين متماثلتين على جوابين متناقضين؛ فإن لم يكن بينهما فرق يَذْهَبُ إليه مجتهد، فهم في مثل هذا متفقون على التخريج، لئلا يكون الإمام قال قولًا لا يجوز أن يذهب إليه مجتهد. وإِنْ كان بينهما فَرْقٌ يذهب إليه مجتهد؛ فمنهم من يُخرِّج إذا رأى ذلك
(١) «التحقيق» (٣٧/ أ - ب)، وما بين المعقوفتين من «التحقيق» ومجموع الفتاوى (٣٣/ ١٩١). (٢) يوجد سواد شديد، وهكذا قرأت الكلمة. (٣) كذا في الأصل، ولعلها: (وقفوا).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies