aucun doute, une fois connues les voies de transmission, l’état de leurs rapporteurs et ce qui a été rapporté à ce sujet des Compagnons – qu’Allâh les agrée.
Troisième cause d’invalidité
Dans la version de Maʿmar, on lit qu’elle consulta Ibn ʿUmar et Ibn ʿAbbâs, et que le serment comportait deux clauses : « Si je le fais, alors tout mon bien est consacré à la cause d’Allâh et ma servante est affranchie. »
Dans la version de Muslim ibn Khâlid, il est dit qu’elle jura sur trois points : « qu’elle se sacrifierait elle-même, que tous ses biens seraient voués à la cause d’Allâh et que sa servante serait affranchie » ; il y est ajouté qu’elle consulta également Ibn az-Zubayr, et qu’il hésita (1) au sujet de Jâbir. Il s’agit donc d’une divergence de narration.
Si l’on objecte : « L’une des deux versions affirme simplement ce sur quoi l’autre garde le silence »,
aussi lui répond-on : Il en va ainsi dans le ḥadith de Laylâ bint al-ʿAjamâʾ ; pourquoi donc faire d’un tel écart un motif de critique pour le ḥadith de Laylâ sans qu’il en soit de même pour celui-ci ?
Lorsque nous retenons ce motif (2), c’est parce que cette troisième version est rapportée par Muslim ibn Khâlid, lequel n’est pas un ḥâfiẓ méticuleux comme Sulaymân at-Taymî et ceux qui l’ont suivi, tels Ashʿath et Jisr ibn al-Ḥasan. Maʿmar est plus fiable que Muslim ; c’est pourquoi nous n’avons pas tranché quant à l’exactitude de son ajout. Sulaymân, pour sa part, est plus sûr que Ḥumayd, et d’autres l’ont corroboré ; or, celui qui omet n’a pas plus d’autorité que celui qui affirme.
Quatrième cause d’invalidité
Dans cette version, il est mentionné que ces deux Compagnons leur donnèrent pour avis juridique de prélever la zakât sur ce bien. Or les gens de science ne connaissent aucune trace de cet avis avant Rabîʿa ; il procède en effet de l’opinion personnelle de Rabîʿa, que les savants lui ont reprochée : nul prédécesseur ne l’a soutenu, et nul successeur ne l’a suivi. Si cet avis