Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

« On ne se rapproche pas d’Allah par la colère ; qu’elle s’acquitte donc de l’expiation de son serment » (1).

Il rapporta ensuite : « Ibn al-Ṭabbāʿ m’a transmis, Abû Bakr ibn ʿAyyâsh (2) nous a relaté, d’après al-ʿAlâʾ ibn al-Musayyib, d’après Yaʿlâ ibn [Nuʿmân] (3), d’après ʿIkrima, que Ibn ʿAbbâs fut interrogé au sujet d’un homme qui avait voué tous ses biens aux pauvres. Il répondit : “Garde ton patrimoine, dépense-le pour tes proches, acquitte ta dette et expie ton serment.” (4)

Al-Bukhârî (5) rapporte encore cette parole d’Ibn ʿAbbâs : « Le divorce n’est prononcé que pour satisfaire un besoin, tandis que l’affranchissement est ce par quoi l’on recherche la Face d’Allah. »

Ces chaînes de transmission, fermes et authentiques, attribuent donc à Ibn ʿAbbâs une position opposée au ḥadîth de ʿUthmân ibn Ḥâḍir : lorsqu’un engagement suspendu tient lieu de serment, il juge qu’il suffit d’acquitter l’expiation du serment sans imposer à l’auteur d’exécuter ce qu’il a suspendu, contrairement au vœu conditionné par la réalisation d’un acte, qu’il déclare obligatoire. Il est de surcroît notoire que certaines de ces versions constituent déjà, à elles seules, un motif de faiblesse pour le ḥadîth de ʿUthmân ibn Ḥâḍir ; que dire alors lorsqu’on les considère toutes ensemble ?

Cette voie est, de la part d’Ibn ʿAbbâs, mieux établie que l’autre. Si l’objecteur le souhaite, qu’il les tienne donc simplement pour deux versions différentes rapportées d’Ibn ʿAbbâs.

(1) Je n’ai trouvé ce texte dans aucun des ouvrages d’al-Uthaymīn dont je dispose. Toutefois, l’auteur l’a rapporté d’al-Uthaymīn à plusieurs reprises, notamment dans Majmūʿ al-fatāwā (t. 35, p. 256, 340), al-Fatāwā al-kubrá (t. 4, p. 119) et al-Qawāʿid al-kulliyya (p. 465). Il le reproduira plus loin. (2) À l’origine : « عابس », correction confirmée par d’autres écrits d’Ibn Taymiyya. (3) Blanc d’une longueur équivalente à un mot, attesté dans al-Qawāʿid al-kulliyya (p. 466) et ailleurs. (4) Je n’ai trouvé ce texte dans aucun des ouvrages d’al-Uthaymīn dont je dispose. Toutefois, l’auteur l’a rapporté d’al-Uthaymīn dans plusieurs de ses écrits, notamment dans Majmūʿ al-fatāwā (t. 35, p. 256, 340), al-Fatāwā al-kubrá (t. 4, p. 119) et al-Qawāʿid al-kulliyya (p. 466). (5) Dans le chapitre du divorce relatif à l’enfermement (iġlāq) et à la contrainte (karh)… etc.
إِنَّ الله لا يُتَقرب إليه بالغضب، لتكفر عن يمينها (١) . قال: وحدثني ابن الطباع، حدثنا أبو بكر بن عياش (٢) ، عن العلاء بن المسيب، عن يعلى بن [نعمان] (٣) ، عن عكرمة، عن ابن عباس سئل عن رجل جعل ماله في المساكين. فقال: أمسك عليك مالك، وأَنْفِقْهُ على عيالك، واقْضِ دينك، وكَفِّرْ يمينك (٤) . وقال البخاري (٥) : قال ابن عباس الطلاق عن وَطَر، والعِتقُ ما ابتغي به وجه الله. فهذه أسانيد ثابتة عن ابن عباس بخلافِ ما في حديث عثمان بن حاضر، وأنه جعل في التعليق الذي يُقصد به اليمين كفارة يمين، ولم يُلزم المعلق ما عَلَّقَهُ كما في المعلق بالوفاء وجعله لازمًا؛ ومعلومٌ أَنَّ بعض هذه علة في حديث عثمان بن حاضر؛ فكيف بمجموعها؟ وهذا أثبت عن ابن عباس من ذاك. فَإِنِ المعترضُ يجعلها روايتين عن ابن عباس.
(١) لم أجد هذا النص فيما بين يدي من كتب الأثرم، إلا أنَّ المصنف نقل هذا الأثر عن الأثرم في عدة مواضع من كتبه منها: مجموع الفتاوى (٣٥/ ٢٥٦، ٣٤٠)، الفتاوى الكبرى (٤/ ١١٩)، القواعد الكلية (ص ٤٦٥)، وسيذكره فيما بعد. (٢) في الأصل: (عابس)، والمثبت من كتب ابن تيمية الأخرى. (٣) بياض مقدار كلمة، والمثبت من القواعد الكلية (ص ٤٦٦) وغيرها. (٤) لم أجد هذا النص فيما بين يدي من كتب الأثرم، إلا أنَّ المصنف نقل هذا الأثر عن الأثرم في عدة كتب منها: مجموع الفتاوى (٣٥/ ٢٥٦، ٣٤٠)، الفتاوى الكبرى (٤/ ١١٩)، القواعد الكلية (ص ٤٦٦). (٥) في باب الطلاق في الإغلاق والكره ... إلخ.

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