et Ibn ʿUmar émirent une fatwā au sujet de celui qui avait fait vœu d’offrir à son fils cent chamelles (1).
Ibn Ḥabīb rapporte :
« Ibn al-Mughīra m’a raconté, d’après ath-Thawrī, d’après Ismāʿīl b. Umayya, d’après ʿUthmān b. Ḥāḍir, que ces trois compagnons furent de nouveau interrogés à ce propos ; ils répondirent : “Qu’il immole une chamelle (budnah) ; et s’il n’en trouve pas, alors un bélier.” (2)
Dans cette version, ʿAlī est mentionné à la place d’Ibn az-Zubayr, et leur avis fut qu’il sacrifie une chamelle, à défaut un bélier ; ce qui atteste sans conteste qu’il s’est glissé une confusion dans ce ḥadith.
C’est précisément sur cet athar qu’Abū Jaʿfar al-Hindawānī et d’autres juristes de l’école d’Abū Ḥanīfa se sont appuyés lorsqu’ils ont rapporté, d’après les « ʿAbbādila », l’obligation d’acquitter le vœu motivé par la contestation ou la colère.
Abū Jaʿfar al-Hindawānī a déclaré :
« Le devoir de s’en acquitter (3) est l’avis des ʿAbbādila : Ibn ʿUmar … »