Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

et Ibn ʿUmar émirent une fatwā au sujet de celui qui avait fait vœu d’offrir à son fils cent chamelles (1).

Ibn Ḥabīb rapporte :
« Ibn al-Mughīra m’a raconté, d’après ath-Thawrī, d’après Ismāʿīl b. Umayya, d’après ʿUthmān b. Ḥāḍir, que ces trois compagnons furent de nouveau interrogés à ce propos ; ils répondirent : “Qu’il immole une chamelle (budnah) ; et s’il n’en trouve pas, alors un bélier.” (2)

Dans cette version, ʿAlī est mentionné à la place d’Ibn az-Zubayr, et leur avis fut qu’il sacrifie une chamelle, à défaut un bélier ; ce qui atteste sans conteste qu’il s’est glissé une confusion dans ce ḥadith.

C’est précisément sur cet athar qu’Abū Jaʿfar al-Hindawānī et d’autres juristes de l’école d’Abū Ḥanīfa se sont appuyés lorsqu’ils ont rapporté, d’après les « ʿAbbādila », l’obligation d’acquitter le vœu motivé par la contestation ou la colère.

Abū Jaʿfar al-Hindawānī a déclaré :
« Le devoir de s’en acquitter (3) est l’avis des ʿAbbādila : Ibn ʿUmar … »

(1) Mot que je n’ai pas pu déchiffrer. Dans al-Muḥallā (p. 996) : « qu’il offre cent chamelles ». (2) Il cite la chaîne d’Ibn Ḥabīb : dans al-Muḥallā (p. 996), Ibn Ḥazm déclare : « On nous l’a transmis par une voie faible où figure Ibn Ḥabīb al-Andalusī, et il l’a mentionnée ». Plusieurs ont critiqué sa narration au point de l’accuser de mensonge ; cependant, ce qui ressort de ce qu’en dit al-Ḏhahabī dans al-Mīzān (t. 2, p. 653) est : « L’homme est trop honorable pour cela, mais il commet des erreurs ». Et il écrit dans al-Siyar (t. 12, p. 106), après avoir mentionné l’affaiblissement qu’Ibn Ḥazm lui a attribué : « Nul doute qu’Ibn Ḥabīb était scrupuleux ; quant à la préméditation (c’est-à-dire l’intention délibérée de mentir), non ». Voir ce qui suit (p. 446). (3) Passage peu clair dans l’original. Toutefois, selon la lecture que j’ai retenue, le texte s’articule correctement, et cette version a déjà été rapportée plus haut.
وابن عمر أفتوا فيمن نَذَرَ أنْ يهدي ابنه مائة من الإبل (١) . قال ابن حبيب: وحدثني ابن المغيرة، عن الثوري، عن إسماعيل بن أمية، عن عثمان بن حاضر أنهم ثلاثتهم سئلوا عن ذلك بعد ذلك، فقالوا: ينحر بدنة، فإن لم يجد فكبشًا (٢) . ففي هذه الرواية ذُكِرَ عليٌّ بدل ابن الزبير، وأنهم أفتوا ببدنة، فإن لم تجد فكبشًا؛ وهذا مما يُبين وقوع الغلط في هذا الحديث قطعًا. وهذا الأثر هو الذي اعتمد عليه أبو جعفر الهندواني وغيره من أصحاب أبي حنيفة حيث نقلوا عن العبادلة إيجاب ما عَلَّقَهُ من نذر اللجاج والغضب. قال أبو جعفر الهندواني: ولزوم الوفاء به (٣) قول العبادلة: ابن عمر
(١) كلمة لم أستطع قراءتها، وفي المحلى (ص ٩٩٦): (أن يهدي مائة من الإبل). (٢) ساق إسناد ابن حبيب: ابن حزم في المحلى (ص ٩٩٦) وقال: وروِّينا من طريقٍ ساقطةٍ فيها ابن حبيب الأندلسي وذكرها. وتكلَّم في روايته غيرُ واحدٍ حتى اتهم بالكذب، إلا أَنَّ الذي يظهر في ذلك ما قالَهُ الذهبي في الميزان (٢/ ٦٥٣): (الرجل أَجَلُّ من ذلك، ولكنه يَغلط). وقال في السير (١٢/ ١٠٦) بعد أنْ ذكر تضعيف ابن حزم له: (ولا ريبَ أنَّ ابن حبيب كان صحفيًا، وأما التعمُّد (أي: تعمد الكذب) فكلا). وانظر ما سيأتي (ص ٤٤٦). (٣) غير واضحة في الأصل، وبما أثبتُّ يستقيم الكلام، وتقدم هذا النقل.

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