une chamelle ; puis fais-en don aux nécessiteux.
Quant à ta parole : « Tous mes biens sont voués à la cause d’Allah », rassemble donc l’ensemble de ton patrimoine et prélève-en la part d’aumône qui y est légalement due.
Il dit : « Je l’emmenai ensuite auprès d’Ibn ʿUmar, qui lui donna la même réponse ; puis je l’emmenai auprès d’Ibn az-Zubayr, qui statua de la même manière — il ajouta, me semble-t-il — puis je l’emmenai auprès de Jābir b. ʿAbd Allāh, lequel émit la même fatwā qu’eux.
Il dit : Quant aux trois, leur avis est bel et bien attesté [d’après az-Zuhrī sur cette question] (1).
Tel est le texte conservé dans le livre d’Ibn ʿAbd al-Barr ; on y note toutefois l’omission, dans l’énoncé de la question, de la clause : « et sa servante est affranchie » (2). Voici donc deux voies de transmission ; celle-ci ajoute en outre la fatwā d’Ibn az-Zubayr, exprime un doute (3) au sujet de Jābir, et précise qu’ils lui ordonnèrent, pour l’« immolation de soi », de sacrifier une chamelle.
Ibn Ḥabīb l’a encore rapporté (4) par une troisième chaîne, avec une troisième formulation ; ʿAbd al-Malik b. Ḥabīb al-Andalusī (5) l’a reproduite dans son ouvrage al-Wāḍiḥa (6), où il transmet que ʿAlī et Ibn ʿAbbās
(1) L’ajout provient de l’Istidhkâr.
(2) Il a déjà été signalé que cette mention figurait dans l’édition imprimée de l’Istidhkâr ; de surcroît, dans le Jawāb al-Ṣaḥāba on trouve des éléments qui l’attestent.
(3) Le manuscrit présente une noirceur prononcée, et c’est ainsi que je l’ai lu.
(4) Le manuscrit présente une noirceur prononcée, et c’est ainsi que je l’ai lu.
(5) Il s’agit de ‘Abd al-Malik ibn Ḥabīb ibn Sulaymān al-Andalusī al-Qurṭubī al-Mālikī, juriste versé dans de nombreuses disciplines bien qu’il fût faible en transmission (voir infra). Né en 174/790-91, mort en 238/852 ou 239/853. Voir : Siyar a‘lām al-Nubalā’ (12/102), al-Iḥāṭa fī Akhbār Gharnāṭa d’Ibn al-Khaṭīb (3/548), Tārīkh ‘Ulamā’ al-Andalus d’Ibn al-Farḍī (p. 269).
(6) L’ouvrage al-Wāḍiḥa existe en plusieurs volumes, comme l’a décrit al-Dhahabī ; certains ajoutent à son titre « al-Wāḍiḥa fī al-Sunan wa-l-Fiqh ». Al-Zarkalī signale qu’un exemplaire manuscrit se trouve dans la bibliothèque de Rabat. L’œuvre a été louée par plusieurs Mālikites, notamment Ibn al-Farḍī qui déclare : « Pour l’al-Wāḍiḥa, rien de comparable n’a été composé. » Elle a fait l’objet de commentaires de divers auteurs. Voir : Siyar a‘lām al-Nubalā’ (12/103), Tārīkh ‘Ulamā’ al-Andalus d’Ibn al-Farḍī (p. 270), Ma‘jam al-Mu’allifīn (2/316), al-A‘lām (4/157).