Al-Radd ʿalā al-SubkīIbn Taimiya

qu’elle soit donc affranchie. Quant à son affirmation : « [c’est] dans la voie d’Allah », qu’elle verse en aumône la Zakât de ses biens (1).

Ce récit a également été rapporté (2) par al-Bayhaqī (3) par l’intermédiaire d’ʿAbd ar-Razzaq. Al-Bayhaqī a précisé : « Ainsi se présente cette version ; et nous avons relaté d’Ibn ʿUmar et d’Ibn ʿAbbās ce qui montre la licéité d’expier un serment au moyen de l’aumône » (4).

Ibn ʿAbd al-Barr (5) l’a encore mentionné dans la chaîne d’Abū al-Qāsim al-Baghawī ʿAbd Allāh [70 a] b. Muḥammad b. ʿAbd al-ʿAzīz : « Dāwūd b. ʿAmr nous a rapporté, Muslim b. Khālid nous a rapporté, d’après Ismāʿīl b. Umayya, d’après un homme appelé ʿUthmān b. Ḥāḍir — Ismāʿīl précise : c’était un homme pieux, prédicateur (6) — qu’un homme dit à son épouse : “Sors de ma lignée” (7). Elle refusa de sortir, et la discussion se poursuivit entre eux jusqu’à ce qu’elle déclarât (8) qu’elle s’immolerait et que tous ses biens seraient consacrés à la voie d’Allah si elle sortait ; puis, revenue sur sa décision, elle sortit.

Ibn Ḥāḍir raconte : « Elle vint alors me consulter ; je la pris par la main et l’emmenai auprès d’Ibn ʿAbbās, à qui elle exposa l’affaire. » Ibn ʿAbbās dit : « Quant à ta servante, elle est affranchie ; et pour ta parole : “Je m’immolerai”, alors immole. »

(1) Rapporté par ʿAbd al-Razzāq dans al-Musannaf (vol. 8, p. 485), par sa transmission par Ibn al-Mundhir dans al-Awsat (vol. 12, p. 112, n° 8896), et par al-Bayhaqī dans al-Sunan al-Kabīr (vol. 20, p. 182, n° 20081). (2) Dans la version originale figure l’ajout « min ṭarīq » ; la lecture correcte consiste à le supprimer pour assurer la cohérence du texte. (3) Dans la version originale figure la mention « rawāhu » ; la lecture correcte consiste à la supprimer pour assurer la cohérence du texte. (4) L’expression « fī al-ḥalf bi-l-ṣadaqa » n’apparaît pas dans al-Sunan al-Kabīr (vol. 20, p. 173, n° 20066). (5) Dans al-Istidhkār (vol. 15, p. 107). (6) Formulation identique dans le texte original ; dans al-Istidhkār on lit « fāḍilan ». Voir ce qui suit (p. 270). (7) Dans al-Istidhkār : « ukhrijī fī ẓahrī ». (8) Dans al-Istidhkār, ajout « jāriyyatuhā ḥurra, wa » ; voir ce qui suit dans la section suivante.
فتعتق، وأما قولها في سبيل الله: فتتصدق بزكاة مالها (١) . وقد رواه (٢) البيهقي (٣) من طريق عبد الرزاق ــ أيضًا ــ، وقال البيهقي: كذا في هذه الرواية؛ وقد روينا عن ابن عمر وابن عباس ما دَلَّ على جواز التكفير في الحلف بالصدقة (٤) . وذكره ابن عبد البر (٥) من رواية أبي القاسم البغوي عبد الله [٧٠/ أ] بن محمد بن عبد العزيز، حدثنا داود بن عمرو، حدثنا مسلم بن خالد، عن إسماعيل بن أمية، عن رجل يقال له: عثمان بن حاضر ــ قال إسماعيل: وكان رجلًا صالحًا قاصًّا (٦) ــ أنَّ رجلًا قال لامرأته: اخرجي من ظهري (٧) ؛ فَأَبَتْ أن تخرج، فلم يزل الكلام بينهما حتى قالت: (٨) هي تنحر نفسها، وكل مالها في سبيل الله إن خرجت، ثم بدا لها فخرجت. قال ابن حاضر: فأتتني فسألتني، فأخذت بيدها فذهبت بها إلى ابن عباس، فقصَّت عليه القصة. فقال ابن عباس: أما جاريتكِ فهي حرة، وأما قولك: تنحري نفسك؛ فانحري
(١) أخرجه عبد الرزاق في المصنف (٨/ ٤٨٥)، ومن طريقه ابن المنذر في الأوسط (١٢/ ١١٢/ ح ٨٨٩٦)، والبيهقي في السنن الكبير (٢٠/ ١٨٢/ ح ٢٠٠٨١). (٢) في الأصل زيادة: (من طريق)؛ والصواب حذفها ليستقيم الكلام. (٣) في الأصل زيادة: (رواه)؛ والصواب حذفها ليستقيم الكلام. (٤) قوله: (في الحلف بالصدقة) ليست في السنن الكبير (٢٠/ ١٧٣/ ح ٢٠٠٦٦). (٥) في الاستذكار (١٥/ ١٠٧). (٦) كذا في الأصل، وفي الاستذكار: (فاضلًا). وانظر ما سيأتي (ص ٢٧٠). (٧) وفي الاستذكار: (اخرجي في ظهري). (٨) في الاستذكار زيادة: (جاريتها حُرَّة، و)، وانظر ما سيأتي في المقطع التالي.

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